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L’ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES
envoyés de Melitea, qui précédemment avaient formé le tribunal d’ar
bitrage, et par des envoyés de Perea. Phylladon n’est pas représentée,
c’est ce qui indique que cette ville et Perea ne formaient, à cette époque,
qu’un Etat. Peumata avait omis d’assister à cet examen ; le jugement
fut à nouveau rendu contre Peumata ; le pays en jeu fut accordé,
à Perea-Phylladon ; les frontières furent établies ; à un endroit on
cite certaines bornes comme marques de frontières, sur lesquelles
les parties étaient d’accord. 1
Le jugement est signé par douze témoins instrumentaires ; parmi
ceux-ci neuf appartenaient à la Thèbes phtiotique et trois à la ville
Thessalienne de Demetrias.
L’inscription est datée d’après trois fonctionnaires qui ne sont attri
bués à aucune ville spéciale.
Ceci indique que les villes de l’Achaïe phtiotique formaient alors
une fédération dont les principaux fonctionnaires étaient utilisés pour
fixer les dates. On peut tirer une conclusion semblable, de ce que
parmi les témoins instrumentaires il y avait neuf hommes de Thèbes ;
Thèbes était en effet la ville directrice de la Ligue qui comprenait
les villes de d’Achaïe phtiotique.
En l’an 229, ces villes entrèrent dans la Ligue étolienne. 2 L’af
faire d’arbitrage, dont il est ici question, doit donc se placer à une
époque antérieure à cette année. La forme des lettres permet d’attri
buer l’inscription à la première partie du III e siècle. La limite ex
trême comme antiquité est 290, car la ville de Demetrias fut fondée
cette année là. L’arbitrage a donc du se placer vers l’an 270. A l’époque
dont il est ici question, l’influence macédonienne était absolument
prépondérante dans cette partie de la Thessalie. Ce doit être sous
l’influence de la Macédoine que le dernier tribunal d’arbitrage fut réuni.
Les juges étaient de la ville macédonienne de Cassandrie, et parmi les té
moins instrumentaires se trouvaient trois hommes de la ville macédo-
thessalienne de Demetrias qui n’appartenait pas à l’Achaïe phtiotique.
1 èm toùç tiôXouç toùç ó^oXóyou;. - 2 Niese II 274\ Beloch III 1 661 et III
2, 341.