ANNEXE X.
L’ASSURANCE-CRÉDIT
Sa pratique à l’Étranger
st sa réalisation en France
CAUSERIE DE M. ANDRÉ WEIL
Docteur en Droit
M. André Weil, Docteur en Droit, a fait, le 3 mars 1926, au
siège de notre Société une causerie sur « L’Assurance-Crédit »
lont nous reproduisons ci-après les principaux passages.
L’exposé de la question fait par le distingué conférencier fut
admirablement clair, précis et complet.
Après avoir été présenté par notre Président, M. J.-B. Rocca,
M. André Weil prenant la parole s’attacha d’abord à montrer
somment, avec le développement de l’industrie, naquit le crédit
< arme utile, efficace sans doute, mais arme dangereuse », ; de
tà les tentatives en vue de parer aux risques inhérents au crédit,
et l’idée d’assurance appliquée à ces risques. Et après avoir
analysé très complètement les éléments du risque « insolva-
bilité », ses caractères, les causes qui lui donnent naissance, < il
en résulte dit-il que l’évaluation du risque, l’établissement de
‘a prime, s’établiront par une étude de ces’ différentes causes *
La prime, — En principe, le taux d’une prime d’assurance est
basé sur la valeur du risque pris en considération. Un premier
ordre de grandeur des taux de prime devra être établi en tenant
compte des chances de réalisation des sinistres, d’après les
statistiques de faillites, et qui révèlent des coefficients à peu
près semblables dans tous les pays. Mais ces coefficients ne sont
plus les mêmes dans tous les pays, si on observe les différentes
branches d’industrie : l’industrie du cuir aux Etats-Unis,
souffre relativement peu du risque d’insolvabilité, tandis que le
nême risque pour d’autres sera assumé à des taux relativement