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douane dans les magasins à étages, et nous avons bon espoir
de voir se continuer les manifestations de cet esprit de réno-
vation si agréable à constater.
Nous ne sommes pas de ceux qui daubent systématiquement
sur les fonctionnaires. Il suffit de les approcher pour apprécier
avec quelle abnégation ils persistent dans un métier où ils ne
trouvent plus guère que les satisfactions du devoir accompli.
On assure que les récentes classes, si on peut employer ce
jargon, sont moins dignes de louange et que l’esprit d’insubor-
dination y serait fréquent. Nous espérons que le mal est grossi
par une fréquente illusion d'optique ; la rouille est plus
encombrante que le fer et un peu de mousse tient beaucoup de
place au-dessus d’une eau profonde, mais si le mal existe, il
dépend de nous, en tant que partie non négligeable de l’opinion,
d’y remédier dans une large mesure.
Poussons, soutenons les cadres de hauts fonctionnaires, qui
sont véritablement l’armature du pays — réagissons contre la
théorie des nivellements vers la base, de la non proportionnalité
des augmentations de traitements — insufflons de nouveau la
foi dans l’avancement — redonnons à ces hauts fonctionnaires
la dignité et la considération qu’ils avaient — avec leur aide et
eurs conseils, rajeunissons les systèmes et les règlements —
ayons moins de fonctionnaires et payons les mieux. Soyons
ensuite plus exigeants, mais renonçons aux plaisanteries faciles
sur M. Lebureau et si nous n’obtenons de ce beau programme
qu’un pas dans la bonne direction, nous aurons, en redonnant
confiance aux bons éléments, amélioré le recrutement et
amélioré aussi l’avenir du pays.
Allocations familiales, …
Au premier rang des devoirs du patronat figure une équitable
répartition du salaire. Les pères de familles nombreuses ont
les droits spéciaux dans la nation, car sans eux, sans leur
lévouement chaque jour plus rare, l’avenir serait bien sombre
pour le pays. Nous ne sommes pas de ceux qui voient une
France anémiée, ne vivant que d’injections répétées de sang
étranger, et nous pensons que sur ce point encore on peut
croire à une crise passagère d’assimilation de la“ civilisation
moderne et que la race n’est pas menacée par l’euphémisme
vide de sens humain « de la nation de cadres ».
Mais pour cela il faut tout un ensemble d’efforts coordonnés.