Full text: Compte rendu des travaux de la Chambre Syndicale pendant lʹannée 1926

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douane dans les magasins à étages, et nous avons bon espoir 
de voir se continuer les manifestations de cet esprit de réno- 
vation si agréable à constater. 
Nous ne sommes pas de ceux qui daubent systématiquement 
sur les fonctionnaires. Il suffit de les approcher pour apprécier 
avec quelle abnégation ils persistent dans un métier où ils ne 
trouvent plus guère que les satisfactions du devoir accompli. 
On assure que les récentes classes, si on peut employer ce 
jargon, sont moins dignes de louange et que l’esprit d’insubor- 
dination y serait fréquent. Nous espérons que le mal est grossi 
par une fréquente illusion d'optique ; la rouille est plus 
encombrante que le fer et un peu de mousse tient beaucoup de 
place au-dessus d’une eau profonde, mais si le mal existe, il 
dépend de nous, en tant que partie non négligeable de l’opinion, 
d’y remédier dans une large mesure. 
Poussons, soutenons les cadres de hauts fonctionnaires, qui 
sont véritablement l’armature du pays — réagissons contre la 
théorie des nivellements vers la base, de la non proportionnalité 
des augmentations de traitements — insufflons de nouveau la 
foi dans l’avancement — redonnons à ces hauts fonctionnaires 
la dignité et la considération qu’ils avaient — avec leur aide et 
eurs conseils, rajeunissons les systèmes et les règlements — 
ayons moins de fonctionnaires et payons les mieux. Soyons 
ensuite plus exigeants, mais renonçons aux plaisanteries faciles 
sur M. Lebureau et si nous n’obtenons de ce beau programme 
qu’un pas dans la bonne direction, nous aurons, en redonnant 
confiance aux bons éléments, amélioré le recrutement et 
amélioré aussi l’avenir du pays. 
Allocations familiales, … 
Au premier rang des devoirs du patronat figure une équitable 
répartition du salaire. Les pères de familles nombreuses ont 
les droits spéciaux dans la nation, car sans eux, sans leur 
lévouement chaque jour plus rare, l’avenir serait bien sombre 
pour le pays. Nous ne sommes pas de ceux qui voient une 
France anémiée, ne vivant que d’injections répétées de sang 
étranger, et nous pensons que sur ce point encore on peut 
croire à une crise passagère d’assimilation de la“ civilisation 
moderne et que la race n’est pas menacée par l’euphémisme 
vide de sens humain « de la nation de cadres ». 
Mais pour cela il faut tout un ensemble d’efforts coordonnés.
	        
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