Full text: L' arbitrage international chez les Hellenes

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A. RÆDER 
comme gouverneur, à la province d’Asie, de grandes libertés dans 
le sens ici indiqué. Ce que Cicéron raconte de lui concorde pré 
cisément avec notre opinion qu’il laissa Sardes et Ephèse conclure 
un semblable traité. Cicéron mentionne que, comme gouverneur 
de la Cilicie, il prit Scævola comme modèle, et dit à cette occasion 
que Scævola accorda aux villes de l’Asie une certaine liberté judi 
ciaire, et que leurs habitants croyaient avoir reçu de lui le droit de 
trancher leurs différends réciproques d’après leurs propres lois, et 
qu’ils exultaient d’être leurs propres juges, et même d’avoir reçu 
l’autonomie h 
LXXXI. 
Arbitrage entre GÉRONTHRÉE et une ville voisine. 
Commencement du I er siècle av. J. C. 
Dans une inscription 2 on trouve mentionnée une décision arbitrale 
entre la ville laconienne Géronthrée et une ville voisine, on ne sait 
pas laquelle. Il résulte de l’inscription qu’il y avait des dissensions 
intestines à Géronthrée, ville située à l’intérieur du pays, à l’est de 
l’Eurotas. Les habitants s’adressèrent alors à la Ligue eubéenne, pour 
obtenir qu’elle leur envoyât des hommes chargés de régler la situa 
tion dans leur ville ; ce qui était une manière de procéder assez 
fréquente dans le monde grec en cas de situations troublées. Les 
Eubéens se rendirent à cette demande. Quand les envoyés Eubéens 
eurent rempli leur mission à la satisfaction des Géronthréens, ceux- 
ci les prièrent de plaider leur cause devant l’assemblée de la Ligue 
laconienne 3 qui devait, comme tribunal d’arbitrage, juger entre eux 
et une autre ville. Les Eubéens se rendirent à cette demande ; ils 
reçurent pour cela, comme pour le restant de leur activité, le remer 
ciement des Géronthréens, furent nommés bienfaiteurs de la ville, et 
1 Cicero, Ad Att. 6, 1, 15 : « Habeo ex Q, Mucii P. f. edicto Asiático 
multaque sum secutus Scævolae, in iis illud, in quo sibi libertatem censent Gracci 
datam, ut Græci inter se disceptent suis legibus .... Græci vero exultant, quod 
peregrinis judicibus utuntur .... Tarnen se aùxovogiav adeptos putant. » — 
s Collitz III, 2, n° 4530. — 8 xò xotvòv xcòv Aaxebaifiovicov,
	        
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