Full text: Compte rendu des travaux de la Chambre Syndicale pendant lʹannée 1926

1.85: — 
proposition de loi Colin ralliait tous vos suffrages. La Chambre 
de Commerce y fit aussi un accueil favorable ; la question avait 
été rapportée par notre ancien président Henri Turcat, alors 
membre de la Chambre. À ce moment là on vit « se rallumer 
le flambeau de l’espoir » selon l’expression imagée de 
M. Turcat. Il ne devait pas tarder à s’éteindre : la proposition 
Colin ne vit pas le jour de la discussion. 
Jusqu’à ce moment, les divers projets ou propositions de loi 
procédaient par mesure générale en demandant la suppression 
des clauses d’exonération dans tous les cas. C’était fournir aux 
armateurs un argument qui avait sa valeur en leur permettant 
d’invoquer les dangers de la concurrence internationale. F faut 
reconnaître que cette considération a toujours été la pierre 
d’achoppement des réformes proposées. Aussi dans sa proposi- 
tion de loi de 1913, M. de Monzie voulut-il appliquer la réforme 
à la navigation réservée seulement. Là en effet les armateurs 
français jouissent du monopole de pavillon et n’ont plus à 
craindre la concurrence étrangère. En restreignant ainsi la 
portée de la réforme on la rendait beaucoup plus susceptible 
d’aboutir. L’espoir pouvait renaître au camp des chargeurs. 
La menace d’une intervention législative se précisant, les 
armateurs entrèrent alors en composition et se mirent d’accord 
avec la Chambre des Négociants, Commissionnaires et du 
Commerce Extérieur sur un type de connaissement transac- 
tionnel. Ce connaissement, calqué sur le connaissement de 
Hambourg, donnait aux chargeurs satisfaction en principe, 
mais dans la réalité, il n’apportait que des modifications insuf- 
‘isantes au régime antérieur. L’armateur, outre l’obligation 
qu’il assumait de mettre au départ à la disposition des char- 
geurs un navire en bon état de navigabilité et à même d’accom- 
plir le voyage projeté, se rendait responsable des fautes 
commises par ses préposés dans l’arrimage réglementaire, la 
conservation, la manutention et la livraison de la cargaison. 
Dans la règle 2 néanmoins il s’exonérait de certains dom- 
mages, notamment de ceux résultant du vol (à moins que le 
vol n’ait. été commis par l’équipage), de la baraterie, de la 
rupture des appareils de chargement, des dégâts au débar- 
quement, « alors même que des actes illégaux, des négligences, 
des erreurs ou des fautes du pilote, du capitaine, de l’équipage 
ou d’autres personnes employées à son service auraient contri- 
bué à déterminer ou à aggraver les dommages, les accidents 
pu les pertes ci-dessus énumérées ». Enfin l’armateur n’était 
’esponsable, pour chaque colis, que dans la mesure déterminée 
3, VALIDITE DES CLAUSES D'EXONERATION DANS LES CONNAISSEMENTS
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.