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La. marque « lur » est particulièrement importante à ce point de vue. Elle consiste dans deux
paires de « lurs » entrelacés (le lur est un instrument à vent utilisé par les guerriers scandinaves à
l’âge du bronze).
À l’origine, la marque «lur » avait été enregistrée comme marque de commerce pour le beurre
et avait été adoptée par une société de laiteries, dont la grande majorité des laiteries danoises
devinrent membres.
L'usage de la marque « lur » a été pour la première fois réglementé par la loi du 30 mars 1906.
Les dispositions actuellement en vigueur concernant cette marque sont contenues dans la loi du
(2 avril roræ relative au commerce du beurre et autres produits étrangers de l’agriculture et dans le
Jécret royal d'application du 17 novembre rOxT, ainsi que dans l'ordonnance du Ministère de
l’Agriculture du 24 juillet 1925.
Aux termes de ces dispositions, il est interdit d'exporter du beurre du Danemark, sans qu’il
soit revêtu sur l'emballage extérieur de la marque «lur ». Cette marque doit apparaître en couleur
concée sur un fond clair et être accompagnée des mots «Dansk smgr », ou la traduction de ces mots
dans une langue étrangère. Ils doivent figurer également sur les bulletins de contrôle fixés directe-
ment au beurre.
Lorsqu'il s’agit de caisses de bois, la marque doit être imprimée ou marquée au fer rouge aux
leux extrémités.
Si l'emballage est en papier, la marque doit être imprimée sur ce papier. S’il s’agit d’un autre
emballage, la marque doit être, autant que possible, imprimée ou marquée au fer rouge. Si cela est
papossible, la marque doit être imprimée sur du papier blanc et celui-ci collé à la colle forte sur
‘emballage.
Deux bulletins de contrôle doivent être fixés au beurre, l’un dessous, l’autre dessus. Ils ne sont
pas nécessaires lorsque le beurre est emballé en morceaux de 5 kilos et au-dessous. Si plusieurs
de ces morceaux sont emballés dans une caisse ou dans un tonneau, la marque «lur » doit figurer
non seulement sur la caisse, mais aussi sur le papier enveloppant chaque morceau.
La marque «lur » ne peut s'appliquer qu’au beurre fabriqué de crème pasteurisée et ne conte-
nant pas plus de 16 % d’eau.
Le beurre destiné à la vente dont la teneur en eau est supérieure à 16 %, mais inférieure à 20 %,
doit porter l’indication « Vandsmgr »: il est interdit de l’'importer, de le mettre en vente ou de
exporter sans qu’il porte cette indication. Celle-ci doit figurer sur l’emballage en lettres noires
sur fond clair, peintes ou imprimées. Ces lettres doivent avoir 20mm de haut et être très lisibles.
Sur les tonneaux, cette indication doit figurer en quatre endroits, deux en haut et deux en bas;
sur les caisses, aux deux extrémités. Pour les autres emballages et lorsqu’il n’y a pas moyen de faire
autrement, la marque figurera sur une étiquette collée à l’emballage à un endroit visible.
Le beurre portant la désignation de « Vandsmgr » ne peut pas porter d’étiquette de contrôle
avec la marque « lur »; si elle figure sur l’emballage, elle doit être soigneusement effacée ou recou-
verte de peinture noire.
Le beurre destiné à la vente ne doit pas contenir plus de 20 %, d’eau. Il est interdit d'importer,
de mettre en vente ou d’exporter du beurre qui en contiendrait plus de 20 .
La loi interdit également d'ajouter à ce beurre des matières destinées à en assurer la conser-
vation, autres que du sel ordinaire. Il ne peut être coloré avec des couleurs d’aniline. En outre, les
douves et les cartes de contrôle doivent porter un numéro correspondant à un système qui n’est
connu que du Gouvernement et permettant à celui-ci de déterminer la laiterie d’où provient le
deurre.
Toutes les laiteries doivent être enregistrées avant de pouvoir obtenir la marque et doivent
être en possession de moyens effectifs pour assurer la pasteurisation à 80°C.
Toute personne préparant du beurre avec du lait ou de la crème pasteurisés et qui désire
être autorisée à employer la marque « lur », doit s’adresser par écrit à la police.
Les demandes de matériel d'emballage, étiquettes, papier, portant déjà la marque, doivent
être adressées au Bureau de contrôle du beurre de l’Etat, Bernstorfisgade, 17, Copenhague.
Les laiteries qui ont le droit de se servir de la marque « lur » doivent se soumettre au contrôle.
Cette autorisation peut leur être retirée si leur beurre n’est pas jugé bon pour l'exportation.
Si une laiterie n’ayant pas droit à la marque désire intituler son beurre « pasteurisé », elle
doit en aviser le chef de la police, et s’il est reconnu que cette laiterie est en possession des appareils
aécessaires à la pasteurisation, la police en informe immédiatement l'inspecteur des beurres,
margarines et fromages. La laiterie est alors autorisée à dénommer son beurre « pasteurisé » et est
soumise au contrôle.
Ces laiteries sont également obligées d’envoyer sur demande et à bref délai, des caisses d’échan-
tillons de beurre déjà empaqueté aux expositions gouvernementales de beurre, qui se tiennent au
Laboratoire de recherches agricoles à Copenhague.
Le beurre étranger destiné à être vendu dans le pays ou à être réexporté doit porter sur l’em-
ballage, lorsqu'il est introduit au Danemark, les mots « Udenlandsk » (étranger) en caractères noirs
sur fond clair (peints, imprimés ou brûlés). Ces caractères doivent avoir 20m de haut et être très
jsibles.
Si l’importateur reçoit du beurre ne portant pas ces indications, il doit les y faire figurer et
en aviser l'administration de la douane.
Le beurre étranger qui doit être réexporté du Danemark doit porter également lesdites indi-
cations.
Conformément au paragraphe 15 de la loi, le ministre de l’Agriculture peut autoriser, à de
certaines conditions, le réemballage du beurre étranger destiné à l’exportation dans des récipients
nermétiquement clos. Ces récipients doivent porter les mots « Ikke dansk », « Not danish » et « No
danesa » en gros caractères de 1omm de haut et qui dépassent le bord d’un 1,mm au moins. Ces trois
ndications doivent figurer à 10MM au moins de distance les unes des autres.