LA SYRIE
s’élever d’un régime d’oppression absolue à la pleine
liberté.
Donc ici le résultat est à atteindre par les États
eux-mêmes, mais en collaboration avec la puissance
mandataire qui leur doit ses conseils. La confiance
qu’inspire son représentant donne la mesure de leur effi-
cacité.
20 Quand il s’agit de régler les relations des États
entre eux, c’est-à-dire ce qui a trait, notamment, aux
frontières, aux questions que peut faire naître l’union
douanière, postale et monétaire dans laquelle ils vivent.
aux affaires économiques d’intérêt commun, les États
ont à intervenir pour défendre leurs intérêts mais il est
nécessaire aussi qu’une autorité supérieure puisse arbitrer
les conflits.
Aussi la participation des États à l’élaboration de
rette partie du statut devient-elle moindre, celle de la
puissance mandataire augmentant.
30 Enfin, en ce qui concerne les attributions du
haut-commissaire, il faut absolument dans ce pays qui
ne respecte que l'autorité, on pourrait dire qui pardonne
toutes les fautes sauf la faiblesse, lui maintenir des pou-
voirs importants. Le haut-commissaire doit conserver,
ainsi que le prévoit l’article 2 de la Charte, autorité et
contrôle sur les forces locales. Il doit avoir un droit de
veto pour interdire l’exécution de toutes dispositions
financières et législatives contraires aux intérêts du
pays ou au mandat lui-même. Mais ce pouvoir négatif
n’est pas suffisant : il doit aussi, en cas de mauvaise
volonté ou d’insuffisance des autorités locales, avoir la
latitude d’ordonner l’exécution des mesures indispensables
à la vie même du pays. Il doit enfin avoir la faculté de
prendre en mains, en cas de troubles. le maintien de
l’ordre public.