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L’EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS
Il va de soi que l’élaboration de cette partie du statut
appartient à la puissance mandataire seule.
On voit donc qu’il'est possible de déterminer les points
qui, dans l’élaboration du statut, doivent revenir respec-
tivement aux populations intéressées et au mandataire.
Il semble que l’on s'oriente vers une solution de cette
sorte. Le statut organique comporterait ainsi : une cons-
titution pour chaque État, votée par lui-même; une
Conférence des Etats chargée des questions d’intérêt
commun, avec recours éventuel à l'arbitrage du haut-
commissaire ; un protocole fixant lès pouvoirs du haut-
commissaire dans le sens indiqué. [
Une situation financière constamment améliorée par
la très bonne gestion de nos conseillers financiers, étaye
solidement l’œuvre politique.
Tout d’abord la France, en prenant la tutelle de pays
dévastés par la guerre, dut aider les budgets locaux
d’une subvention de plus de 50 millions en 1920 et de
40 millions en 1921, Mais dès l’année 1922 les subven-
tions devinrent inutiles et la France put réduire le crédit
affecté ‘aux dépenses civiles de la Syrie, qui passèrent
de 185 millions en 1920 et 120 millions en 1921, à 50 mil-
lions en 1922, à 10 millions en 1923 et 1924, à 8 millions
en 1925 et 1926, 11 millions en 1927 et 1928. Le crédit
prévu pour 1929 est égalemènt de 11 millions.
Quant aux budgets des États, qui ne s’équilibraient
en 1920 et 1921 que grâce à ces secours, nous les voyons
dès 1922, exercice pour lequel leur total se monte à
132 millions, s’équilibrer par leurs propres ressources.
L'exercice 1923, dans lequel le total des recettes se
montait à 150 millions, se solda par un excédent de
recette de 24 millions. L'exercice 1924 dans lequel ce
total s’élevait à 212 millions se solda par un excé-
dent de 62 millions. En 1925, malgré les désordres qui
troublèrent le pays, les résultats furent aussi satisfai-
gants : l'excédent fut de 64 millions ; en 1926 il tomba à