CHAPITRE VIII
LES POSSESSIONS FRANÇAISES
DE L’OCÉANIE OCCIDENTALE
par M. G. JuLIEN,
gouverneur honoraire des colonies.
L’on a tendance à confondre sous la dénomination
« Océanie française » toutes nos possessions du Pacifique
austral. Il est cependant nécessaire de spécifier dès ici
qu’il s’agit en réalité de deux groupes d'archipels assez
différents, mais également intéressants. L’un, constitué
par la Nouvelle-Calédonie et ses dépendances, fait partie
de la Polynésie occidentale ; l’autre, constitué par l’île
de Tahiti et dépendances, appartient à la Polynésie
orientale, dont il est séparé par huit à dix jours de navi-
gation à vapeur.
Nous allons jeter un coup d’œil rapide sur le premier de
es domaines insulaires et nous nous rendrons compte
ainsi de l'importance qui s’attache à ce que la France y
développe soñ activité économique, y fortifie sa position
morale et politique.
19 Nouvelle-Calédonte et dépendances.
Le groupe occidental, officiellement dénommé « Nou-
velle-Calédonie et dépendances », comprend la Nouvelle-
Calédonie proprement dite, ou Grande-Terre, par oppo-
sition à ses satellites, l’île des Pins qui la prolonge vers le
sud, les îles Ouvéa, Lifou et Maré aussi appelées Loyalty,
qui la flanquent à l’est ; les petits archipels madréporiques