132 L’EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS
routes sont en voie d’exécution pour mettre les régions
minières ou agricoles de l’intérieur en relation avec les
ports d’embarquement ou d’évacuation des produits sur
les côtes.
Les relations radiotélégraphiques sont encore achemi-
nées via Saïgon en attendant qu’un grand poste d’État,
pouvant utiliser les ondes courtes et qui devait être ter-
miné au cours de 1927, soit ouvert. -
Un gros obstacle à la colonisation subsiste encore, c’est
le haut prix qu’atteignent les passages de France à
Nouméa et qui, en particulier pour les fonctionnaires,
dont les déplacements sont malheureusement assez fré-
quents et pas toujours très justifiés, obèrent le budget
dans une proportion vraiment exagérée.
L’administration locale et le département se préoc-
cupent d'apporter une atténuation à cette dépense.
Obéissant à une conception plus élevée de la solida-
rité intercoloniale, la riche Indochine a tendu une main
secourable à nos colonies, trop délaissées vraiment jusque-
là de l’océan Pacifique ; elle leur envoie désormais une im-
portante partie des travailleurs dont elles ont besoin et elle
a mis à leur disposition, à titre de prêt à faible intérêt
remboursable par échéances lointaines, une somme d’un
million, destinée à une caisse de colonisation qui a déjà
permis de sauver de la débâcle les établissements français
des Nouvelles-Hébrides un moment menacés de la ruine.
La Nouvelle-Calédonie est reliée à la métropole du côté
de l’ouest par la ligne des Messageries maritimes dite
d’Australie. Cette ligne, qui dessert entre Dunkerque et
Sydney, le Havre et Bordeaux, parfois Marseille, Port-
Saïd, Suez, Aden, Colombo, Freemantie, Adélaïde, Mel-
bourne et facultativement Brisbane, est desservie par des
paquebots mixtes de 13 à 20 000 tonnes. À Sydney, un
paquebot annexe de 4 000 tonnes continue sur Nouméa,
les Nouvelles-Hébrides, les Loyalty.
Ces mêmes grands paquebots opèrent au retour le