138 “ L’'EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS
tombées dans une décadence voisine de la faillite. Les
heureux accords que le haut-commissaire de la République
dans le Pacifique a pu conclure à cet égard avec le gouver-
nement des Indes néerlandaises et celui de notre Indo-
chine vont permettre une mise en valeur plus intensive
de terres produisant à souhait kola, vanille, épices,
manioc, coprah, cacao, coton, café, mil et toutes autres
récoltes de fruits et légumes qu’on leur demande. C’est le
coton dit « péruvien » amélioré au Queensland qui réussit
ici le mieux.
Au cours de l’année 1925 il a été exporté des Nouvelles-
Hébrides 11 000 tonnes de produits agricoles. Sur ce
chiffre 7 300 représentent le coprah.
Il existe dans les archipels d'importants troupeaux de
moutons, principalement à Erromango.
La « Compagnie française immobilière des Nouvelles-
Hébrides », fondée au début de 1925 pour poursuivre et
développer l’œuvre jadis commencée par la « Compagnie
calédonienne » et continuée par la « Société française
des Néo-Hébridais ». vient, avec le concours financier du
gouvernement général'de l’ Indochine, d’entreprendre la
patriotique tâche du re!èvement général de nos entreprises
de colonisation dans l'archipel.
Le commerce total est passé de 2 millions en 1923 à
53 millions en 1925. Sur ce chiffre déjà significatif, les
quatre cinquièmes environ représentent la part de la
France dans l’activité générale de l’arclipel.
20 Protectorat des Wallis.
Les Wallis comprennent trois îles principales : Ouvea
où se trouve, sur un port orienté vers le sud-ouest, la
capitale Mata-Outou, Foutouna et Alofi. Ouvea est
entourée d’un récif présentant quatre coupures ; celle du
sud, nommée passe d’Honikulu, est la seule accessible aux
grande navires. Cette île peut mesurer quatre kilomètres