272 L’'EMPIRE COLONIAL FRANÇAIS -
maintenant touchées, soit dans les écoles primaires, soit
dans les écoles profasssionnelles. Tient-on compte, d'autre
part, de l’influence des soldats et des artisans venus en
France pendant les années de la Grande Guerre, des
tirailleurs annamites, rentrés dans leurs villages respec-
tifs avec une petite retraite, qui prêchent d'exemple
et sont de précieux propagateurs de notre langue, on
sera vite amené à conclure que, même dans un pays si
différent de sa métropole à tous les titres, l'usage et
même l’amour du français sont destinés à progresser
très vite.
Que dire maintenant de cette partie du Levant asia-
tique dont le traité de Versailles a fait, non pas une
colonie, mais un pays sur lequel notre pays a reçu un
mandat de la Société des Nations? Plusieurs États s’y
sont constitués, dont les chefs dirigent les affaires avec
l’assistance d’un haut-commissaire et de conseillers tech-
niques français. Partout, encore que de manière inégale,
notre langue y est répandue. Grâce aux efforts heureux
et persévérants de nos missionnaires, comme au prestige
plusieurs fois séculaire dont jouit la France dans les
divers cantons de la Syrie, elle est vraiment la seconde
langue des chrétiens de la contrée, surtout de ce Liban
d’où; avant la guerre de 1914-1918, rayonnait déjà par
toutes-les parties de la Méditerranée orientale et jusqu’au
Turkestan l’influence de l’Université Saint-Joseph de
Beyrouth et de ses multiples écoles. Les efforts officiels
se sont joints depuis 1920 à ceux des bons Français qui,
clercs et laïcs, travaillaient de leur mieux à assurer dans
ce pays le prestige de leur patrie comme aussi à pro-
pager dans les autres régions de la Syrie (État de Syrie,
État des Alaouites. sandjak autonome d’Alexandrettc)
blié par la Direction de l’Instruction publique en Indochine
(Hanoï, Imprimerie Tonkinoise), 1928, in-8, carré de 162 pages,
illustrations (Collection des Livres classiques à l'usage des Écoles
élémentaires indigènes ).