L'APPORT INTELLECTUEL DES COLONIES 277
collège Ricci dirigé par le savant et regretté Père Henry
Dugout (1), constituait une annexe du groupe de Changhaï
et formait des élèves capables de devenir un peu plus
tard des étudiants de l’Aurore. Partout la langue fran-
vaise est étudiée avec soin, à l’Aurore comme dans les
stablissements de degré moindre, comme aussi dans
cette œuvre si remarquable de haut enseignement pour
les jeunes païennes qu'est « l’Étoile du Matin» de Zi-ka-
wei. Les jeunes filles qui y fréquentent et qui appar-
tiennent pour la plupart à des familles lettrées ou à des
familles de grands commerçants, veulent presque toutes
jouer leur rôle dans l’œuvre de la transformation de la
Chine par les nouvelles méthodes d’enseignement. Sous
la direction des Dames Auxiliaires de Zi-ka-wei, elles
se préparent longuement à cette tâche par l’étude du
français, du chinois et d’autres langues européennes,
par l’acquisition de connaissances générales, par la pra-
tique du travail manuel et des arts d'agrément (2)... Que
dire, par ailleurs, de l’œuvre accomplie au Japon par la
colonie française et en particulier par les missionnaires
Marianites?
Il ne faut certes pas croire que le travail des colonies
françaises sans drapeau soit toujours aussi considérable
ni, par ailleurs, aussi fructueux ; mais partout l'effort
est réel et partout il porte des fruits. Cet effort complète
très heureusement, par suite, l’œuvre menée à bien dans
les colonies actuelles de la France comme dans les pays
qui en furent naguère des dépendances et des possessions.
(1) Le R. P. Henry Dugout afété tué à Nankin par les sudistes,
le 24 mars 1927.
‘2) Une Œuvre de haut enseignement pour les jeunes païennes :
P « Étoile du Matin » de Zi-ka-wei (Relations de Chine, juillet-oc-
tobre 1918, mai-août 1923, janvier 1924. — Tir. à part de 18 p.
y, in-8°).