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ne reprenne en mains la question coloniale. De
nouveaux ministres, élèves de Jules Ferry et de
Gambetta, étaient aux affaires : Spuller, Develle,
Étienne, Félix Faure, Jules Méline, se remettent
à la grande tâche à peine interrompue ; et ce fut,
cette fois, l’heure des rapides et décisives réalisa-
tions.
EXPOSÉ GÉNÉRAL
Une ère nouvelle va s’ouvrir dont les résultats
sont décisifs. C’est alors que se fonde, véritable-
ment, l’Empire colonial de la Troisième Répu-
blique. Il suffit d’en tracer, ici, les grandes lignes :
c’est un tableau qu’il appartiendra à l’histoire
future de développer.
La Tunisie d’abord. En Tunisie, l’œuvre de
Jules Ferry est reprise et mise au point au cours
des années 1896 et 1897. Nous faisons le tour de
l’univers diplomatique, en quelque sorte, pour
nous rendre compte de ses sentiments en présence
de l’œuvre coloniale française; nous avons su
conquérir sa confiance ou, du moins, son assen-
timent ; car onze conventions sont signées succes-
sivement avec l’Autriche-Hongrie, l’Italie, la
Russie, l’Allemagne, la Belgique, l’Espagne, le
Danemark, les Pays-Bas, la Suède et la Norvège et,
enfin, avec l’Angleterre, qui reconnaissent à la
France le droit de créer le port de Bizerte et qui
assurent à la Tunisie sa libération économique,
commerciale et politique.
On peut aborder, alors, le problème africain dans
son ampleur et dans l’ensemble de ses relations
continentales, fluviales, maritimes. Le sujet n’était