LES PROBLÈMES GÉNÉRAUX 815
Shanghaï, en effet, sert de point d’accès et de débouché
à la partie orientale de la Chine : c’est dire que son im-
portance résulte surtout de son commerce extérieur,
lequel constitue un trafic extrêmement actif, desservi par
de nombreuses lignes de navigation avec une fréquence
qui a fait de Shanghaï l’un des premiers ports du monde.
Au nord et au sud de Shanghaï se trouvent respective-
ment Tien-Tsin, la métropole commerciale de la Chine
septentrionale, et Canton, la capitale de l'immense et
riche province du Kouang-Toung.
Ces deux centres, dans lesquels nous possédons des
concessions moins importantes que ne l’est celle de Shang-
haï, se trouvent, chacun, à l'embouchure d’un grand
fleuve, alors que Hankéou, où nous sommes également
installés, est située à l’intérieur des terres, sur le Yang-
Tsé qui est, comme vous le savez, l’une des grandes voies
de communication de la Chine.
Malgré tout l’intérêt que présentent nos comptoirs
indiens et, surtout, nos concessions chinoises, il est évi-
dent que, dans notre domaine d’Extrême-Orient, ces
établissements ne sont que de bien petites choses com-
parées à notre belle et vaste possession d’Indochine.
C’est elle qui symbolise notre action et notre puissance
en Extrême-Orient et, en fait, n’occupe-t-elle pas, dans
cette partie de la terre, une position exceptionnelle, qui
la rend précieuse pour nous à tant d’égards.
D’autres vous diront ici, je suppose, ce qu’est l’Indo-
chine. Je n’ai à vous en parler qu’en passant. Il n’entre
certes pas dans ma pensée de paraître vouloir diminuer,
par cette comparaison, la valeur de l’œuvre admirable
accomplie pour la France par le maréchal Lyautey au
Maroc — non — bien loin de là. Mais je tiens à indiquer
que beaucoup estiment que les résultats obtenus dans