LES PROBLÈMES GÉNÉRAUX 325
cette manière de voir, il me suffirait de rappeler la fonda-
tion par le Japon, en 1926 je crois, de l’Association pan-
asiatique. En août 1926, ce groupement réunissait à Naga-
saki une conférence — à laquelle participèrent les repré-
sentants de divers peuples d’Orient et d'Extrême-
Orient — afin d’y « discuter les questions intéressant
l’Asie avec une liberté plus grande qu’à la Société des
Nations ».…
Après avoir tracé dans ses grandes lignes l'évolution
de la politique asiatique, examen auquel il était néces-
saire de procéder pour nous permettre, en quelque sorte,
de « faire le point », il n’est pas sans intérêt d’étudier
les circonstances qui régissent principalement l’avenir
de la France en Extrême-Orient.
Ces circonstances peuvent se résumer dans la sécurité
politique intérieure de nos possessions territoriales d’une
part, et, d’autre part, dans l’état de nos relations actuelles
avec cette partie du globe.
Pour ce qui est de la situation politique intérieure de
notre domaine extrême-oriental, on peut dire qu’en dépit
de certaines manifestations, provoquées en Indochine
par une minorité turbulente et parfois facilitées par des
erreurs de notre part, les populations soumises à notre
autorité ont conservé à notre égard une attitude qui nous
permet de croire qu'elles resteront aussi relativement
loyalistes que possible.
En Indochine, comme dans toutes ses colonies, la
France a réussi à se faire apprécier par ses protégés,
en les guidant d’abord et en sachant ensuite les faire
graduellement participer à la gestion des affaires pu-
bliques.
L’union indochinoise trouve, en’ outre, dans notre
suzeraineté l’avantage d’être garantie contre l'éventua-