LES PROBLÈMES GÉNÉRAUX 341
nos droits antérieurs que contre des sécurités correspon-
dantes, et où grâce aux gages du passé nous aurions pu
assurer à la France au Siam une situation prépondérante,
notre diplomatie s’est contentée de textes vagues dont le
moins qu’on puisse dire est qu’ils ne règlent rien et laissent
ouvertes toutes les discussions et controverses auxquelles
il eût été cependant désirable, dans l'intérêt réciproque
des deux pays, de mettre un terme définitif et sans équi-
voque.
Avec le Japon, la France entretient des rapports des
plus amicaux qui se sont considérablement développés
au cours de ces dernières années.
À la Société des Nations, à la, Conférence internationale
du travail et généralement dans toutes les circonstances
où se produit une collaboration internationale, les repré-
sentants de la France et du Japon se trouvent soutenir
les mêmes idées pour le plus grand bien de la paix du
monde, et la presse japonaise, à l’heure actuelle, se plaît à
le reconnaître, ajoutant que ce sont les Français qui ont
été les premiers à découvrir « l’art du Japon » et qu’ils
ont toujours été les critiques les plus encourageants et les
plus enthousiastes, montrant ainsi qu’ils possèdent
mieux que quiconque la compréhension de l’esprit japo-
nais.
Un traité de commerce franco-japonais avait été signé
le 11 août 1911, assurant au Japon le traitement de la
nation la plus favorisée. À la vérité, si l’application des
tarifs qu’il instituait a été immédiate dans toutes les
colonies françaises, elle a été ajournée en ce qui concerne
l’Indochine, les autorités locales et les corps élus de la
colonie aussi bien que les Chambres de commerce de la
métropole ayant aussitôt protesté et ayant renouvelé
leurs protestations chaque fois qu’il était à nouveau
question de promulguer le texte du traité en Indochine.