L’AFRIQUE OCCIDENTALE FRANÇAISE 34
Un pays qui peut se donner de telles finances connaît
évidemment des heures de prospérité économique. Pour
en juger, jetons d’abord un regard d’ensemble sur son
mouvement commercial {importations et exportations
comprises) au cours du dernier quart de siècle :
Millions
de francs
Movenne de la période quinquennale :
1899-1903......
1904-1908.
1909-1913.
1914-1918.
1919-1923.
Année 1924....,
Année 1925.....
Année 1996...
134
168
260
360
851
1 418
2 000
» 200
Progression impressionnante dont la courbe ascen-
dante accuse manifestement le développement écono-
mique du pays.
Pures apparences, diront certains, en ce sens que cet
accroissement de chiffres est dû surtout à la dévalorisa-
tion de la monnaie.
Allons donc au fond des choses, et voyons comment
s'exprime, non plus en valeur mais en poids, le mouve-
ment commercial de la colonie, si tant est que l’on puisse
additionner des arachides, du coton, du cacao, du bois.
En 1913, le trafic-tonnage était de 700 000 tonnes ; 11
passait en 1923 à 864 000 tonnes, en 1924 à 965 000 tonnes,
en 1925 à 1 080 000 tonnes, ét en 1926 à 1 172 000 tonnes,
accrèissement dû d’ailleurs davantage aux exportations
qu’aux importations, car ces dernières, de 1913 à 1926,
sont passées de 325 000 tonnes à 385 00Û tonnes seule-
ment, tandis que les exportations se sont élevées dans
le même temps de 382 000 tonnes à 789 000 tonnes.