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PREMIERES NOTI ONS
ment, et avant le vétement, car chez les sauvages,
on se préoccupe de parure avant de songer a s’ha-
biller et on peut méme dire qu’ils ne s’habillent que
pour « se faire beaux ».
Voila les besoins des animaux; quoiqu’ils suffi-
sent a remplir leur vie, ils sont bien réduits.
Faut-il en tirer une lecon pour nous et dire que
les hommes aussi devraient réduire leurs besoins
au minimum? C’est un sujet de méditation qui dé-
passerait de beaucoup les limites de cet opuscule.
Bornons-nous a mettre en garde contre un malen-
tendu. Certes, « la vie simple » n'est pas seulement
un idéal moral, elle est aussi, tout spécialement 3
I’heure actuelle, un devoir économique impérieux.
Mais gardez-vous de voir dans cette recomman-
dation de la vie simple un conseil de retourner a
la vie animale en réduisant nos besoins i ceux de
I'alimentation et du logement! Vivre simplement,
ce nest pas consacrer toute notre vie a nous oc-
cuper de notre table et de notre appartement] C’est
tout au contraire réduire au minimum ces besoins
animaux, surtout le premier, et les remplacer par
des besoins d'un ordre supérieur, intellectuels et
moraux, qui n’exigent pas de grandes dépenses ni