Object: Compte rendu des travaux de la Chambre Syndicale pendant lʹannée 1926

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Plus particulièrement — et nous devons insister sur ce point 
Jans notre Société — les transitaires sont auprès des Compa- 
gnies de transport les représentants des usagers, ils savent 
leurs obligations mais aussi leurs droits, et, en cas de dom- 
mage ils interviennent très efficacement, au contraire du 
réceptionnaire non avisé dont la réclamation est presque 
toujours sans effet. 
C’est donc dans l’intérêt de nos commettants, et plus parti- 
sulièrement des exportateurs, que nous demandons une plus 
‘Aibérale application des tarifs d’exportation aux envois adres- 
sés aux transitaires. 
En recherchant comment l’on pourrait y arriver, nous ne 
voulons nullement perdre de vue l’intérêt très légitime des 
Compagnies de chemins de fer. Celles-ci nous disent : « les 
transitaires nous ont démontré les abus qui pouvaient se 
glisser par la porte demi-entr’ouverte par l’article 61. Ouvrons 
la porte toute grande et les abus augmenteront naturellement 
en proportion. Une insuffisance de recettes en sera la consé- 
quence, insuffisance à laquelle devra suppléer la collectivité », 
Nous sommes évidemment tout à fait d’accord sur le fait 
qu’il ne doit point y avoir d’abus. Si, dans le nationalisme 
économique qui donne à toutes les nations le mot d’ordre : 
« exportez plus, importez moins », ce n’était point une hérésie, 
nous saisirions sans doute cette occasion pour faire des réser- 
ves à l’égard d’un système qui consiste à transporter en y 
perdant 200 % des casseroles de Paris à Marseille parce 
qu’elles sont destinées à l’exportation. Mais le système appli- 
qué, il importe qu’il soit le moins onéreux possible et pour 
sela nous devons unir nos efforts à ceux des Compagnies. 
Pour atteindre ce but, il nous semble qu’il est deux procé- 
dés : Suivre le premier, c’est s'opposer à toute interprétation 
ibérale des règlements, voir dans chaque usager un fraudeur, 
multiplier les restrictions et les barrières. 
Adopter le second, c’est baser les facilités accordées sur une 
onfiance méritée, c’est s'appuyer le plus possible sur le crédit. 
La première manière conduit à la raréfaction des échanges, 
>t ne supprime point les fraudes, car les barrières fixes sont 
vite repérées par les fraudeurs, et les connaître c’est vite 
ronnaître aussi le moyen de les éviter. 
La seconde a permis ce développement prodigieux des 
changes, développement basé à tous les échelons et d’un 
‘chelon à l’autre sur une confiance réciproque et motivée.
	        
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