fullscreen: Compte rendu des travaux de la Chambre Syndicale pendant lʹannée 1926

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cuirs, de tourteaux, de denrées alimentaires, ete…, on décou- 
rage le producteur, on le met dans l’impossibilité de travailler 
à plein rendement, on paralyse les affaires, ct l’on accumule 
finalement les causes de vie chère alors que c’était la vie chère 
que l’on voulait combattre. 
Simplification des formalités douanières. — Messieurs, la 
matière douanière est vaste et complexe. II ne s’agit pas seule- 
ment de. fixer des droits, il faut encore trouver la meilleure 
méthode pour les appliquer. Et ceci m’amène à vous parler 
des formalités douanières, et de quelques réformes que nous 
lésirerions voir aboutir au plus vite. 
La France, il y a quelques années, a pris l’initiative d’une 
grande Conférence Internationale qui s’est tenue à Genève en 
octobre 1923 et qui a préparé une convention pour la simpli- 
fication des formalités douanières. 
Le texte en a été établi après des études minutieuses, 
amorcées par deux congrès préparatoires d’experts, poursuivies 
ensuite pendant plusieurs semaines par des personnages de 
premier plan, de hauts fonctionnaires, de grands chefs d’indus- 
rie, des techniciens éminents. La plupart des nations partici- 
pantes ont ratifié cette convention et nous, nous attendons 
2ncore. Je souhaite que cette formalité ne se fasse plus trop 
‘ongtemps attendre. 
Je souhaite surtout qu’après l’avoir ratifiée dans sa lettre, 
aous en fassions passer l’esprit dans nos habitudes et nos 
règlements administratifs. 
Dédouanement des marchandises. — Car il faut bien le 
“econnaître, nous avons encore quelques progrès à accomplir, 
ae serait-ce que pour faciliter le dédouanement des marchan- 
dises. Je suppose que certains d’entre vous ont eu affaire à la 
douane ; eh bien, s’il vous est arrivé d’effectuer une opération 
avec la douane, sans l’intervention d’un transitaire, si vous 
n’avez pas éprouvé la moindre difficulté, si vous avez réussi 
du premier coup, sans accroc, c’est un joli succès ! 
Pour ma part, j'ai tenté l’expérience : j'ai essayé de faire 
une déclaration en douane, une déclaration fictive bien 
entendu. Je me suis fait poser ce qu’on appelle « une colle ». 
Le problème était simple : « Vous avez à importer une caisse 
de chocolat au lait en provenance de New-York, et qui a 
transité par Anvers ; comment faites-vous pour la dédoua- 
ner ? >» Je ne vous cache pas que j'ai « séché » lamentablement. 
En effet. il fallait caleuler le poids du cacao, le poids du sucre.
	        
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