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INTRODUCTION.
systèmes d’exploitation industrielle (1). Nous partageons
entièrement l’avis exprimé par von Below dans sa
critique du Moderne Kapitalismus « La primauté, dit-il,
restera sans doute aux termes de Bûcher qui s’adap
tent mieux à la chose et se recommandent aussi pour
des raisons de goût. » (2).
Nous employons le mot fabrique comme le fait Bûcher
dans un sens plus large, c’est-à-dire en y comprenant
ce qu’on appelle souvent la manufacture.
Celle-ci est pour nous une subdivision de la fabrique.
Nous l’opposons à la machinofacture.
La différence entre ces deux formes du travail en
fabrique ne consiste que dans un emploi plus ou moins
grand de machines.
Nous avons choisi cette terminologie, parce qu’en
opposant la manufacture à la fabrique comme le fait
Sombart, nous manquons d’une dénomination d’ensem
ble pour caractériser une forme de production qui diffère
essentiellement des autres (industries à domicile, métier,
etc.). Le terme « gesellschaftlicher Betrieb « (établis
sement social) que Sombart propose nous semble trop
artificiel.
Il est inutile de dire que nous n’avons nullement la
prétention de traiter dans cet ouvrage tous les pro
blèmes relatifs à l’évolution industrielle. L’ampleur du
sujet rendrait notre tâche impossible. Nous nous sommes
• (1) Kari, Bûcher. Die Entstehung der Volkswirtscliaft. Chap. IV.
Die gewerblichen Betriebssysteme iu ihrer geschiehtlichen Entwicke-
lung. (Traduction française, Eludes d’histoire et d’économie politique.
-1904, p. lia ss.)
(2) von Below, 1. c. 444.