fullscreen: L'évolution industrielle de la Belgique

LES CAUSES DE LA DÉCADENCE DU MÉTIER 
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industries habituellement séparées » (1). Ainsi, l'industrie 
des hauts-fourneaux compte parmi celles qui produisent 
le plus de matières stériles et encombrantes, sous la 
forme de scories et de laitiers. Chez Cockerill, à Seraing, 
on a cherché à tirer parti de ces déchets pour la 
fabrication de briques ou de ciment qui constituent 
à présent une importante dépendance de la division 
des hauts-fourneaux (2). 
Disons aussi que la fabrique peut se procurer à 
meilleur marché la matière première et les acces 
soires, grâce à la combinaison de différents éta 
blissements. En exploitant ses propres mines, une 
entreprise sidérurgique évite les frais d’intermédiaires ; 
de même, une maison de construction, en fondant une 
menuiserie, ou une brasserie en fabriquant ses ton 
neaux. Comme ces avantages ne se rapportent qu’à de 
très grandes entreprises, nous en parlerons plus en 
détail, de môme que de la spécialisation, dans le cha 
pitre consacré à la concentration. La matière première, 
achetée en grande quantité, est toujours moins chère 
qu’au détail. Il coûte moins de faire venir une grande 
cargaison de 1000 tonnes que 10 petites de 100. 
Le prix de la force motrice diminue aussi sensible 
ment avec la grandeur des machines à vapeur. D’après 
des données de C. E Emeky à New-York (3), la force 
d’un cheval-vapeur coûte par an (le prix du charbon 
(1) Ch. Babbagk : Science économique des manufactures. Paris, 1834, 
p. 151). 
(2) Notices sur les établissements de la Société John Cockerill, p. 57. 
(3) W. Sombart : Der moderne Kapitalismus, 1, c. v. II, p. 484.
	        
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