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L ALLKMAGNE ÉCONOMIQUE.
prenaient à l’imporiance de l’avantage consenti sur
le fer en demandant rexliaussement de la taxe de cinq
gros d’argent à 7 gros et demi, et le Wurtemberg,
plus intraitable encore, réclamait la suppression
d’une mesure exceptionnelle. Dans ces conditions,
la Prusse agissant au nom du Zollverein dénonça
le traité à Bruxelles dans le courant du mois de juin
1850, en montrant en perspective une prolongation
provisoire de cette convention pour le cas où un
nouvel arrangement ne serait pas conclu avant la
fin dePannée 1850. Mais les gouvernements alliés ne
réussirent pas à se mettre de sitôt d’accord sur les
bases des négociations h reprendre avec laBelgique,
et ce n’est quelelO avril 1851 qu’on put consigner
à Wiesbaden dans un procès-verbal spécial leurs
déclarations à cet égard, sans môme que les négo
ciateurs respectifs parvinssent à s’aboucher ensemble
avant le mois d’octobre de la môme année.
Les négociations qui se poursuivaient entre temps
entre le Zollverein et les Pays-Bas, cl qui étaient
entrées déjà dans une phase des plus satisfaisantes,
firent espber du côté de la Belgique, sur laquelle
elles devaient agir comme un stimulant énergique,
un prompt dénouement qui fut cependant difléré.
La Prusse ne réussit pas à amener celle dernière
puissance à traiter à l’entrée les fils et tissus de laine
du Zollverein sur le pied d’égalité avec ceux des puis
sances les plus favorisées, parmi lesquelles la France
avait été rangée cependant en 1845; et néanmoins,