192
l’allemagnk économique.
le parti libéral, qui avait soit à la tribune de la cham
bre (les États, soit dans les organes de la presse plaidé
la cause de runion douanière, trouva également
beaucoup à reprendre au traité, quand il fut devenu
un fait accompli, et s’éleva surtout contre l’exhaus
sement des droits sur beaucoup d’articles de con
sommation étrangers, soumis jusque-là dans le tarif
hanovrien à des taxes très-intimes.
Le gouvernement du Hanovre avait toutefois,
comme tel, aperçu des motifs suffisamment graves
de traiter. Il lui avait paru, à juste titre, fort diffi
cile de persister longtemps encore dans l’isolement
où le plaçait la ligne politique suivie jusqu’alors
dans le domaine commercial.
Mais la condition des chemins de fer nationaux
était plus déterminante encore; car le réseau des
voies ferrées hanovriennes, loin de pouvoir subsis
ter par lui seul, exigeait au contraire des raccorde
ments de toutes parts, et tant que serait ajournée
la liberté des échanges avec le Zollverein, il y avait
peu d’espoir que les contrées voisines et notamment
la Prusse se prêtassent à l’établissement d’un con
tact, qui dans l’état des rapports de douane ne leur
ouvrait que des perspectives médiocrement sédui
santes du côté du Hanovre. Bien plus, ne pouvait-
il pas arriver même que le système des chemins de
fer contigus vînt à tourner complètement ce
royaume, et que celui-ci perdît les avantages qu’il
devait an transit des marchandises?