PÉRIODE DE 1834 A 1834. 217
avait pris depuis l’abolition des péages intérieurs ;
sur les grands établissements de tissage et de filage
en Bavière et à Bade, auxquels la Prusse procurait le
principal écoulement de leurs produits, sur l’im
mense fabrication de TErzgebirge et du Vogtland
saxon et sur tant d’autres industries créées et vivi
fiées par l’association.
Celte thèse rencontrait cependant des détracteurs,
qui, loin do vanter les bienfaits de l’union douanière,
lui attribuaient des effets désastreux, et qui suggé-
raient des combinaisons nouvelles destinées dans leur
pensée, à la remplacer avantageusement. Une de ces
combinaisons, qui se présentait le plus naturelle
ment à 1 esprit, tendait au dualisme du nord et du
midi, au parquemeut de la Prusse avec les États du
nord d une part, à celui de 1 Autriche avec les coa-
lisés de Darmstadt d’autre part, à la pratique du
libre échange dans la région septentrionale, à celle
e a protection dans la région opposée. On vit surgir
Encore l’idée d’une association indépendante et cen-
ra e se plaçant entre les deux systèmes du Nord et
d^lkli et devant comprendre les petits États non
trichien. Mais devait-on appréhender sérieusement,
qu une institution, dont les preuves étaient déjà
faites, qui, par les services rendus à la cause alle
mande, avait fait jeter des racines profondes aux
tendances unitaires et sur laquelle avait passé sans