244 L ALLEMAGNE ÉCONOMIQUE.
lion de marchandises étrangères, n’ayant dans aucune
mesure acquitté les taxes d’entrée. Quoi qu’il
en fût, les premières représenlalions faites de ce
chef par le Wurtemberg furent très-mal accueillies
par le gouvernement saxon, qui mit d’ailleurs la plus
grande tiédeur à réprimer les écarts signalés, et qui,
par son altitude, loin d’assoupir, entretint au contraire
l’irritation des cabinets méridionaux et leur
résolution de donner à celle affaire la suite qu’elle
comportait. La Prusse de son côté chercha h intervenir
comme médiatrice, portée qu elle était à ce
rôle tant par sa sollicitude quelque peu rigide pour
l’observation des lois douanières que par la circonstance,
que bon nombre des plus importantes maisons
de commerce de Berlin étaient impliquées dans
les abus en question ; mais, tandis qu’elle voulait
sérieusement le redressement de ces abus, le cabinet
de Dresde ne songeait qu’à éluder toute explication,
et pour cela qu’à retarder l’ouverture du
congrès, qui au lieu de se réunir à Darmstadt dès
le 1=' juin, n’y entra eifectivemeut en séance qu’à
partir du 15 septembre.
Or, malgré qu’il eût été convenu, qu’on limiterait
le champ de ces nouvelles conférences, de nombreuses
propositions arrivèrent de tous côtés ; il est
vrai, que comme précédemment, on ne parvint à
se mettre d’accord que sur un petit nombre d’entre
elles. Une certaine tension s’était dès le début manifestée
notamment dans les rapports entre les char-