PÉRIODE DE 185i A 18t>5. 357
tenus d'assimiler gra duellement leurs tarifs, les con
tractants ne sauraient être privés du droit d’y ap
porter auparavant tous les changements qui leur
paraîtraient bons, quoique cependant chacun d’eux
fût fondéen équité à attendre de l’autre, que celui-
ci ne perdît pas de vue, dans ses déterminations, le
but du traité de 1853. Mais le Zollverein agirait à
l’encontre de l’engagement par lui pris de s’enten
dre avec l’Autriche au sujet d’allégements plus éten
dus, avec la signification y attachée dans le traité,
en prenant avec d’autres pays des arrangements,
qui le mettraient dans l’impossibilité de consentir
à l’Autriche ces autres immunités particulières, aux
quelles elle devait pouvoir s’attendre. »
Pendant que se continuaient ces délibérations,
qui ne devaient pas être suivies de résolutions pro
prement dites, et qui étaient destinées uniquement
à passer sous les yeux des gouvernements y repré
sentés, le cabinet de Vienne, désabusi!^ sur l’effica
cité de ses protestations et de ses réserves, prépa
rait dans le silence une sérieuse diversion. Le 10
juillet 1802, il transmettait inopinément à tous les
membres du Zollverein un projet complet d’une
sorte d’union douanière, après que, quelques jours
auparavant, le député Giskra eut déposé, à l’adresse
du ministère autrichien tout entier, une interpella
tion signée de la majorité de ses collègues à la cham
bre des représentants, et dans laquelle était ex
primé l’avis, que l’Autriche était d’ores et déjà en