PÉRIODE DE 1854 A i860. 375
des développements nouveaux sur une tentative faite
déjà le 23 septembre précédent par la Bavière en faveur
d’une réconciliation, possible selon elle, à certaines
conditions qu’elle examinait. Partant de cette
idée, que les gouvernements opposés au traité avec
la France ne faisaient, en repoussant ce traité, qu’user
d un droit qui leur était expressément garanti
par la constitution unioniste, et que l’interprétation
donnée à leur résistance par la Prusse, à qui il convenait
cl y voir un refus de concourir à la prorogation
du Zollverein, constituait une atteinte, désavouée
par les principes de l’association, à la liberté
d’option de ses membres, le cabinet de Munich proposait
de leprendre purement et simplement ces
principes, et de mettre à priifit les conférences générales
qui étaient sur le point de s ouvrir, en v
soumettant à un contrôle commun les propositions
de 1 Autriche aussi bien que le traité avec la France,
et les modifications dont celui-ci paraîtrait susceptible.
La Prusse, toutefois, ne crut pas devoir obtempérer
a ces vœux, puisqu’elle continua à observer le
silence qu elle gardait depuis sa réponse du 2 novembre,
et qu’à ce silence vint encore se joindre plus
tard son refus de prendre part à l’examen des propositions
autrichiennes.
Mais, puisqu il vient d’être question à nouveau
de conférences générales, saisissons l’occasion qui
se présente de renouer leur chaîne, quelque peu
interrompue par notre récit. Comme pour le choix