PÉRIODE DE 1854 A 1865. 391
pays, qui y participaient, n’était dans des dispositions
à rompre résolument en visière. Ainsi le procès-
verbal du 12 octobre, dressé à cette occasion, ne
concorde nullement avec le plan bavarois, dont nous
avons reproduit les jalons, et il n’est pas trop diffi
cile d’y démêler l’intention du plus grand nombre
de sauver avant tout le Zollverein dans son intégrité]
et de subordonner, le cas échéant, à cet objectif ca
pital toutes les autres visées, telles que la conserva
tion et l’extension du traité conclu avec l’Autriche.
Nulle part on n’aperçoit de trace d’une obligation
positive, comme celle qui aurait tout au moins pu
être contractée, d’agir de concert en toutes circon
stances pour le cas si naturel à prévoir, parce que sa
réalisation était à peu près certaine, où la Prusse
persisterait dans sa manière de voir; et à défaut
U une semblable stipulation on se bornait simple-
nent à expiimer 1 espoir, que les gouvernements
iden, si cette hypothèse se présentait,
délibérer sur une marche commune à suivre.
De tels associés n’étaient pas faits pour inspirer
||es craintes paniques à la Prusse qui avait bien plu-
situation aussi tendue. Le cabinet impérial avait bien
pu, à la suite de ses premières protestations contre
le traité avec la France et à la suite de l’accueil peu
encourageant fait par la Prusse à ses propositions