CHAPITRE IV
PÉRIODE DE 1865 A 1866.
Le zèle infatigable que nous avons vu déployer
à la Bavière dans Piutérêt de la cause autrichienne
ne devait pas se ralentir devant la conférence de
Berlin, puisqu’elle demanda également qu’on y
passât à la discussion des propositions impériales,
en donnant même à sa demande un fondement tout
à fait caractéristique.
Pour voir à quel point le caractère de toute la
crise était politique, et comment cet attribut avait
fini par refouler à l’arrière-plan toutes les autres
considérations, on n’a qu’à jeter les yeux sur le développement
justificatif de la motion bavaroise qui,
en laissant dans l’omlire tout le reste, souligne uniquement
le point de vue politique, et qu’à s arrêter
notamment au passage suivant :
« S’il peut exister pour la saine appréciation de la
crise si grave que traverse présentement le Zollverein
un point de repaire autorisé, il faut le prendre
peut-être dans la contemplation attentive de la formation
et du développement de l’association. L étiolement
qui se remarquait au commencement de ce
siècle comme conséquence de guerres piolongées,