PÉRIODE DE 1805 A 1866. 423
Mais quelque larges que fussent ces innovations
elles n’emportaient tout de même pas une rénova
tion du tarif conforme aux exigences de la logique,
laquelle n’avait véritablement pas lieu d’être trop
satisfaite jusqu’ici. En effet étant donné, d’une part,
qn on avait procédé assez arbitrairement en 1818 et
sans tenir aucun compte, pour la iixation des droits,
de la valeur des marchandises ou de la somme de
travail qui leur avait été consacrée, étant donné
aussi, d autre part, le flot toujours montant depuis
lors de l’activité commerciale et industrielle, qui
avait modifié sur son parcours la plupart des condi
tions, tout terrain solide et compacte avait fini par
manquer sous le tarif fédéral, qui était devenu un
receptacle de taxes variées, sans rapport rationnel
entre elles ou avec les objets qu’elles atteignaient.
Or, pour avoir à l’occasion du traité avec la France
réduit, également un peu à 1 aventure, bon nombre
des quotités inscrites, on avait fait disparaître sans
doute quelques-unes des énormités les plus appa
rentes, mais sans amender pour cela le système lui-
même. Peut-être l’inconvénient en question eût-il
pu Etre corrigé par une enquête minutieuse, enve-
oppant industrie tout entière, et pareille à celle
qui, prescrite en France, devait imprimer aux né<m-
ci?»’ons commerciales de ce pays une marche asL-
rée et .arantir la continuité de ses agissements. Car
malgré toutes les concessions faites, le tarif français
• tait demeuré un tarif complètement protecteur, en