iö2 l’allemagnk économique.
moment que les relations extérieures du Zollverein
sont en question, on ne saurait passer sous silence
celles qui l’unissaient à la Suisse et aux villes hanséatiques
et qui par leur importance l’emportaient
peut-être sur les rapports établis avec n’importe lequel
des États voisins. Si grande cpendant que lût
la valeur de ces relations, elles n’avaient en aucun
temps influé d’une manière appréciable sur le développement
de l’association douanière et n avaient
même pendant de longues années été assises sur
aucune base conventionnelle proprement dite, .1
telle enseigne, qu’on serait assez tenté d’admettre
qu’en présence de systèmes douaniers rationnels et
suffisamment libéraux ainsi (¡ue de dispositions pacitiques
et accommodantes chez les gouvernements,
des traités de commerce perdraient beaucoup de
leur utilité, et que des diflicultés ou des complications
seraient bien mieux conjurées parleur complète
absence, que par une ardeur excessive à en
conclure.
Dès avant la naissance du Zollverein, les communications
commerciales du midi et d une grande
liaiiie (lu centre do l'Allemagiie avec la Conli'déialioiilielvôlKiue
avaient été des plus vivaces, ali,neulées
(¡u'elles étaient par des envois allemands,
portant piàncipalement sur des denrées coloniales,
,lu blé, du bétail en bas âge, du sel, des métaux,
des articles en métal, de la laine, des lainages, dn
lil, de la mercerie, et aux(|uels la Suisse répondait