PÉRIODE DE i860 A iSOO.
457
avec la Suisse des pourparlers, qui échouèrent ce
pendant derechef contre une question tout à fait
secondaire, jusqu’à ce qu'enfin un traité du 13 mai
1769 vînt couronner des efforts si longtemps inu
tiles.
Les observations générales que nous ont suggé
rées les relations du Zollverein avec la Suisse ayant
été communes aux relations du Zollverein avec les
villes hanséaliques, nous avons de la sorte prévenu
par avance, sous réserve de quelques développements
justificatifs ultérieurs, dans lesquels nous allons en
trer à présent, que ces dernières relations, malgré
leur animation surprenante, étaient restées égale
ment assez longtemps livrées à elles-mêmes, sans
être l’objet d’aucune réglementation convention
nelle, et sans donner lieu, malgré cela ou à cause de
cela, à un embarras ou à un conflit quelconque.
Avant même qu’éclatât la Révolution française,
la prospérité croissante de puissances maritimes et
commerciales, telles que la Hollande, l’Angleterre
et les États-Unis du Nord de l’Amérique, avait fait
déchoir les villes hanséatiques de leur antique
splendeur et les avait réduites à délaisser les voies
désoimais impraticables, qui les avaient, dans le
passé, conduites aux plus éclatants succès. L’esprit
de la vieille Hanse teutonique avait été un esprit mo
nopoleur, n’admettant au bénéfice d’une exploita
tion commerciale exclusive qu’un nombre restreint
de privilégiés et favorisé par le désordre d’une épo-