PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN. 53‘J
ascendante du sucre de betteraves, avait fini insensiblement
par agir d’une manière prohibitive A
l’encontre du sucre étranger, pendant que simultanément
il accordait à la fabrication indigène du
sucre de betteraves une protection démesurée qui
n était justifiée par rien. D’où la mission pour la
législation douanière d’effacer celte disproportion
choquante. Le gouvernement prussien, déterminé
aussi par la détresse du budget de la Confédération
du Nord, voulut en même temps faire servir la révision
de 1 impôt du sucre au relèvement partiel
des recettes douanières en baisse, et proposa en conséquence
de porter de 7 gros 1/2 à 8 gros, le droit
sur le quintal de betteraves brutes, en réduisant du
même coup les droits sur le sucre étranger de fac;on
à ce que les deux fixations, visant l’une le pro-<!uit
indigène, l’autre le produit extérieur, se trouvassent
à peu près sur un pied d’égalité. Cette
nouvelle porta l’alarme au camp des fabricants de
sucre de betteraves; et, bien qu’aux yeux de la majoi
ilé d entre eux, cette aggravation ne dût certaine-.nent
pouvoir enlever à l’industrie nationale la
possibilité de lutter avec avantage contre le sucre
étranger, elle essuya des attaques très-vives de la
part des producteurs du sud, qui, unis aux protectionnistes,
insistaient sur la condition de plus on
plus défavorable qu’elle ferait à la fabrication méridionale,
obligée en règle générale d’employer des
betteraves moins riches que d’autres eu principes