PÉRIODE FINALE DU ZOLLVEREIN. 543
Carlsruhe tenues en 1845. D’après cette mesure, le
fabricant était tenu de remettre au bureau de perception
des droits, conformément à un certain modèle,
le relevé de tous ses approvisionnements en
betteraves, sauf à encourir des peines déterminées
en cas de contravention. Mais l’expérience n’avait
pas tardé à démontrer à quel point était impraticable
et inutile une pareille prescription, qui était aussi
tombée partout en désuétude. Comme toutefois, selon
la nouvelle constitution de l’Association douanière,
des changements ne pouvaient être apportés
à cet accord anciennement établi que par les voies
législatives, le conseil fédéral avait proposé dans un
article de loi très-bref, d’enlever tout effet aux dispositions
dont s’agit, et cette proposition n’eut
triompher d’aucune résistance, tant elle traduisait
la pensée commune.
Un sort tout à fait différent était par contre destiné
au projet de loi sur l’imposition du sirop et du
sucre amylacés, lequel projet tentait sans doute de
réaliser la stipulation contenue dansle pacte du 8 juillet
1867, dont l’art. 3 § 3 s’exprime notamment
comme suit : « Les parties contractantes sont convenues,
en outre, que dans les cas où la fabrication du
sucre ou de la mélasse avec un produit indigène autre
que la betterave, avec l’amidon par exemple,
prendrait une certaine extension dans le Zollverein,
cette fabrication serait également frappée, dans tous
les Étals associés, d’un impôt Ai régler d’après les