des OIUGINES DU ZOLLVEREIN. 49
ces qui séparaient les divers systèmes de taxation en
vi,loueur avaient conduit, pour l’application des im
pôts compensateurs aux produits qui y donnaient lieu,
à établir aux frontières communes des bureaux de
contrólese substituant en quelque sorte aux barrières
qu on venait d abattre. Le quantum desdits impôts
variait naturellement selon les pays, et ils n’étaient
pas d’ailleurs prélevés sur toutes les denrées, ni non
plus partout sur les mêmes. En Prusse et dans les
Étals qui avaient adopté son régime financier inlé-
lieur, ils frappaient la bière, l’eau-de-vie, le tabac
en feuilles, le moût et le vin ; en Bavière et dans le
Wurtemberg, ils atteignaient la bière, l’eau-de-vie et
la drèche; et la bière seule y était assujettie dans le
grand-duché de liesse. 11 avait été convenu, en prin
cipe, qu’ils seraient calculés d’après la différence con
statée entre la taxe du pays de destination et celle du
pays de provenance, pour être versés dans la caisse
du premier. Mais comme ces charges portant surdes
objets différents n’avaient rien d’uniforme, et comme
chacune d elles variait encore pour un seul et même
pays, selon que l’objet importé supportait déjà dans
la contrée de sa provenance une taxe plus ou moins
élevée de consommation, leur organisation, inspirée
il ailleurs par une pensée équitable, présentait des
complications multiples, extrêmementgênantes pour
le commerce, et, quand elle disparut, elle ne laissa
derrière elle aucun regret.
D’après les mêmes traités, tous droits pour l'u-