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L'INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
Les associations libres débutèrent vers 1867-1868 ; elles
se composaient : en 1903, de 9.264 organisations et 887.700
membres ; en 1904, de 9469 organisations divisionnaires,
lesquelles comptaient 1.052.000 membres, parmi les
quels 48.600 femmes.
L’industrie la plus largement représentée est celle des
métaux, qui ligure pour 176.200 membres ; puis viennent
les maçons (128.800), puis les ouvriers sur bois (97.100),
les ouvriers des mines (75.400) ; au 5 e rang viennent ceux
de l’industrie textile, au nombre de 53.600 (dont 13.100
femmes), répartis sur 300 sociétés divisionnaires. On
prétend que l’usage du lock-out a notablement renforcé
le nombre des membres et ramené beaucoup d hésitants
par crainte du chômage.
Les organisations libres poursuivent deux buts prin
cipaux :
Le premier est en quelque sorte pédagogique : éduca
tion de l’ouvrier, complément de son instruction par des
bibliothèques, des salles de lecture, des conférences,
cours de technologie pratique ayant pour objet de par
faire les connaissances pratiques des jeunes ouvriers
dont l’apprentissage a été négligé, etc.
Le second est d’ordre plutôt économique : amélioration
des salaires et leur unification pour un même métier;
secours en cas de chômage involontaire, en cas de grève,
de lock-out, de déménagement, de maladie; placement
des ouvriers sans travail; consultations gratuites sur des
questions de droit, d’assurances, de service militaire,
etc. ; organisation de Sociétés coopératives, construction
de logements à bon marché, etc., etc.
Tels sont les buts avoués et figurant au programme
des associations libres. Toutefois l’examen de leur bud
get montre que, le soutien des grèves, l’agitation socia-