Full text : Oeuvres complètes

DK  DAVID  HICAKIXV  xxix
et  non  sur  iin  trône  de  papier  et  de  nuages;  mais  nous  >  ou  Ions  que  cette
~Termeté  s’allie  à  la  souplesse  et  que  le  ressort  des  Banques  se  tende  et  se
détende  a\ec  une  égale  facilité.  Nous  voulons  qje  la  monnaie  ne  soit  pas
quelque  chose  d’hypothétique,  et  d’idéal  comme  ces  roulades  et  ces  points
d  orgue  dont  se  contentait  le  dilettante  fanatique  du  liouffe  et  du  Tailleur;
nous  sommes  fiers  de  la  communauté  d’idées  qui  nous  rattache,  sous  ce  !
rftppott,  à  des  publicistes  aussi  éminents,  aussi  profondément  versés  que
J^M-__fauoher,  M®‘  Chevalier,  J.  W  i'son,  dans  les  analyses  sévères  qui  constituent ­
  la  science  du  crédit;  nous  devons  même  hésiter  à  rejeter  desdoc-i
trines  que  tant  de  talent  protège  et  que  la  main  puissante  de  Robert  Peel  a
inscrites  dans  les  lois  anglaises;  mais  il  nous  semble  qu’il  n’est  pas  de
compromis  à  faire  avec  la  vérité,  et  que  ces  doctrines,  dont  le  bill  de  1844
a  été  le  prélude  fort  caractéristique,  peuvent  bien  être  discutées,  puisque  le
pays  le  plus  avancé  en  matière  economique,  l’Angleterre,  les  declare  impuissantes ­
  et  même  dangereuses.
Le  problème  a  donc  glissé,  selon  nous,  des  mains  de  Ricardo  sans
avoir  été  résolu,  et  cela  pour  deux  raisons  fort  distinctes.  La  première
c’est  qu’il  n’a  pas  remonté,  dans  ses  savantes  analyses,  aux  sources  mê:
mes  de  la  circulation;  -  la  seconde,  c’est  que  pour  n’avoir  pas  reconnu
  la  puissance  de  régularisation,  de  contrôle  que  le  credit  exerce  sur
l^éme,  Il  a  etc  entraîné  a  demander  aide  et  assistance  a  l’État  et  à
chercher  dans  des  reglements  illusoires  l’équilibre‘qui  découlerait  naturelement
  d  un  regime  de  liberté.  Ces  deux  raisons,  par  la  décision  logique  de
son  esprit,  devaient  pénétrer  naturellement  dans  ses  p.ojetset  y  devenir
deux  erreurs.  Voici  comment.
Le  credit,  c'est  la  eoramandite  en  g,and  du  travail,  e'esl  le  capital  d'Iiier
d  aujourd  Itui,  conlie,  a  l'homme  qui  doit  le  féconder  pour  en  faire  le  capí-'
tal  de  demam  ;  e  est  le  prêt  fait  aux  générations  aetives  et  jeunes  parles
generations  qui  ont  termine  leur  œuvre  ;  c'est  le  passé  qui  s'accouple  avec
I  avenir  pour  accroître  les  richesses  sociales.  Le  capital  se  trouve  doL  ainsi
constamment  en  avances  avec  le  travail  ;  et  comme  le  commerce  l  in
dustrie  toutes  ces  choses  qui  font  entrer  l'avenir  dans  leurs  calculs  sont/
de  I  avenir  au  present  et  au  passé,  lorsque  le  travailleur  perd  le  prix  de
"""  “Pi*"»*“'  Pard  l'Intérêt  de  son  capital  et  ce
apital  lui-meme,  comme  pourraient  le  certifier  les  actlonnUriai,  _  ces
«  tins  fatalement  dévoués  à  combler  tous  les  gouffres  financiers.
Le  n^oeiant  qui  confie  des  marchandises  à  un  homme  qu'il  croit  inlelt
  c  initier  qui  confie  des  fonds  a  un  gouvernement  qu'il  croit  stable
            
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