OEUVRES DIVERSES.
lui-même, j’aurai le ferme espoir de le voir abjurer ses erreurs et
devenir le premier de nos défenseurs.
M. Bosanquet a fixé de la manière suivante les principales solu
tions du comité contre lesquelles il dresse ses objections :
1« Que les variations du change avec les pays étrangers ne peu
vent jamais excéder, pour un laps de temps considérable, les dépenses
nécessaires à transporter et assurer les métaux précieux d un pays à
l’autre;
2° Que le prix des lingots d’or ne peut jamais dépasser celui du
métal monnayé, à moins que la circulation qui sert à les acheter
n’ait fléchi au-dessous de la valeur de l’or;
3® Qu’en accordant cependant une confiance légitime aux con
clusions basées sur les tableaux d’importations et d’exportations de
.la douane, l’état des changes devrait être particulièrement favorable;
4” Que la Banque pendant la restriction possède exclusivement le
privilège de limiter la circulation des billets de banque ;
5“ Que la circulation du papier des banques de province dépend
des émissions de la Banque et leur est proportionnelle; enfin, que la
circulation de papier, actuellement excessive, est dépréciée relative
ment à l’or et que les conséquences et le symptôme d’une telle dépré
ciation se retrouvent dans le haut prix du lingot et le taux avili du
change.
Ces principes étant, du moins sur les points essentiels, identi
ques à ceux que j’ai proclamés et qui m’ont attiré l’attaque de M. Bo
sanquet, pour éviter la nécessité d’émettre tantôteeux de la Commis
sion des métaux précieux, tantôt les miens, je les considérerai dans
les pages suivantes de ce livre comme ceux du Bullion-Committee;
— en ayant soin, toutefois, de signaler les nuances les plus délicates
qui pourraient caractériser les deux opinions.