Full text: Oeuvres complètes

ESSAI sun L’INFLUENCE DU BAS PRIX DES BLÉS. S4Ò 
¡Nous admettons cependant que ra^riculture n a été lécondée pai 
aucun perfectionnement, que le capital et la population se dévelop 
pent sur une échelle éjzalc, de sorte (jue les salaires réels du travail 
restent uniformément au même taux ; et c^la, afin d apprécier l in- 
tluence particulière que l’accumulation du capital, l accroissement 
de la population et l’extension des cultures exercent sur les terres 
plus éloignées et moins fertiles. 
A cette époque des sociétés où nous avons évalué par hvpothèse 
les profits des capitaux agricoles à 50 p. O/o, les profits sur tous les 
autres genres de capitaux engagés, soit dans les manufactures grossiè 
res, propres à ce degré de civilisation, soit dans les operations commer 
ciales destinées à procurer certains objets de consommation en échange 
des matières premières, ces profits, dis-je, seront aussi de 50 p. ü/o . 
Kn effet, si le bénéfice des opérations commerciales s’élevait au- 
dessus de 50 p. O/o, le capital fuirait la terre pour être appliqué aux 
échanges : si au contraire il était moindre, on transporterait les fonds 
du commerce à la terre. 
Le capital et la population croissant simultanément, après que toutes 
les terres fertiles situées dans le voisinage des premiers habitants au 
raient été mises en culture, le besoin de subsistances s accroîtrait aussi 
et on devrait avoir n'cours pour les obtenir à des terres moins avan-, 
tageusement situées. Kn admettant même que ces terres aient une 
fécondité égale, la nécessité d’y consacrer plus d’ouvriers, de che 
vaux, etc., afin de transporter le produit des lieux de culture aux 
lieux de consommation conduirait indispensablement à employer une 
plus grande quantité de capital pour obtenir le même produit : et 
cela sans que les salairi% du travail subissent aucune modification 
» la rente. » (lieciierches sur la nature et le progrès de la rente. 
F^n parlant de la Bologne, page 19, il considère aussi le bas prix des salaires 
comme un des éléments de la rente. A la page 22 il est dit que toute baisse dans 
les salaires, dans le nombre des travailleurs et toute réduction déterminée par 
des améliorations agricoles, tendent à élever le taux de la rente. 
* .le ne prétends pas que le taux des profits agricoles et manufacturiers sera ri 
goureusement le même, mais que ceux-ci seront vis-à-vis l’un de l’autre dans de 
certaines proportions. Adam Smith a expliqué pourquoi les profits varient sui 
vant qu’on a appliqué les capitaux dans de certaines entreprises, dilïérentes par 
leur degré de sécurité, de propreté, de notabilité, etc , etc. 
La détermination de ce rapport im|M)rte fort peu à mon argument; car j’ai 
voulu seulement prouver (|ue les profits du capital agricole ne peuvent \arier 
d’une manière sensible sans déterminer une variation correspondante dans ceux 
des capitaux engagés dans l’industrie et le commerce 
(Ofe’uv. de Ricardo.) 
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