Full text: Oeuvres complètes

DE L’ÉTABLISSEMENT D UNE LIKCULATION MONÉTAIRE. »87 
h res de la société. Si l’ou accordait aux porteurs des billets d une, 
deux et même cinq livres, le privilège d’avoir des guiñas, leur choix 
ne serait certainement pas douteux ; si bien que, pour satisfaire à de 
futiles caprices, on aurait substitué un agent très-coûteux à un autre 
agent à bas prix. 
D’ailleurs la fortune publique étant la résultante des fortunes 
particulières, la perte éprouvée par la banque rejaillirait sur toute 
la communauté. L’État serait assujetti aux dépenses improductives 
du monnayage, et à la moindre baisse du change les gui nées seraient 
fondues et exportées. 
Garantir le public contre toutes les variations qui ne seraient 
pas déterminées par celles de l’étalon lui même, effectuer les mouve 
ments monétaires au moyen de l’agent le moins coûteux, serait at 
teindre le degré de perfection le plus élevé auquel on puisse amener 
la circulation d’un pays. Or, on obtiendrait tous ces avantages si 
l’on obligeait la banque à délivrer, au lieu de gui nées, et en échange 
de ses billets, des lingots d’or et d’argent, évalués au titre et au prix 
de la monnaie : de cette manière, toutes les fois que le papier des 
cendrait au-dessous de la valeur des lingots, on en réduirait immé 
diatement la quantité. Pour empêcher que le papier ne s’élevât au- 
dessus des lingots la banque serait en même temps astreinte à échan 
ger son papier contre l’or, au titre et au prix de .11. 17 s. 1 once. Afin 
de ne pas surcharger les opérations de la banque, les quantités 
d’or demandées en échange de papier, au taux de 3 1 17 s. 10 Ipid. et 
celles offertes à raison de 3 1. 17 s. devraient être de vingt onces au 
moins. Eu d’autres termes, la ban(|ue serait obligée, à partir de 
vingt livres, d’acheter toutes les quantités d’or qui lui seraient ollertes 
au prix de 3 I. 17 s. ^ l’once et de vendre ccll(% qui lui seraient de 
mandées au prix de 3 liv. 17 s. 10 l|2d.; et le soin qu’auraient ses ad 
ministrateurs, de régler la masse de leur papier, la garantirait 
contre tous les inconvénients qui pourraient résulter pour elle de 
ces dispositions. 
1 Le prix de 3 1.17 s. que nous avons indiqué ici, est nécessairement un prix 
arbitraire ; il y aurait peut-être d’excellentes raisons pour le fixer un peu plus 
haut ou un peu plus bas. En disant 3 1.17 s. j’ai seulement voulu éclaircir le prin 
cipe. Le prix devrait être conqu de manière à ce que le possesseur de l’or 
trouvAt de l’avantage à le vendre à la Banque plutôt qu’à le faire monnayer par 
l’administration 
La même observation s’applique à la quantité désignée de vingt onces II pour 
rait être tout aussi convenable de la porter à dix ou à vingt.
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.