Full text: Oeuvres complètes

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OEUVUKS DIVERSES. 
son chétive est considérablement plus grande que celle d’une mois 
son moyenne. Si nous admettons que le nombre des pains vendus 
à Londres s’élève journellement à 100,000, et que l’approvisiou- 
nement tombe tout à coup à 50,000, n’est-il pas évident que le prix 
de chaque pain aura beaucoup plus que doublé? Et d’ailleurs, 
que le prix ait triplé ou quadruplé , le riche consommera constam 
ment le même nombre de pains. Si, d’un autre côté, le nombre des 
pains croissait de 100,000 à 200,000, ne pense-t-on pas que la baisse 
du prix d’écoulement excédera de beaucoup le rapport de l’augmen 
tation en quantité ? Pourquoi l’eau est-elle sans valeur ? évidemment 
en raison de son abondance. Si le blé nous avait été distribué par lâ 
Providence d’une manière aussi libérale , tous les frais consacrés à 
sa production ne pourraient parvenir à élever sa valeur au-dessus de 
celle de l’eau. 
A l’appui de ces considérations, je citerai le prix courant du froment 
pendant différentes années d’abondance. On y verra qu’en dépit du 
secours que l’exportation fournit à notre marché , les belles récolte^ 
ont pu faire baisser le prix du blé de 50 p. O/o en trois ans. Or, ^ 
quoi attribuer un tel phénomène, si ce n’est à un excès d’approvi 
sionnement ? Le document qui suit a été copié dans la déposition fait^ 
par M. Tooke au comité de 1821. 
En 1728 le prix du froment était de 48 
1732 
1740 
1743 
1750 
1767 
1761 
23 
45 
22 
28 
53 
26 
s. 5 112 d. avec un excédant d’importaliou 
de quarter. 70,7^^ 
8 l\2 d’exportation de. 202,0^*^ 
0 112 — — 46,82^ 
1 — 371,42Í’ 
10 3|4 — — 047,323 
4 d’importation de 130,tbi^ 
10 3|4 d’exportation de 441, 
{¡{apport sur rjyriculture, p. 229.) 
Parce que l’on a prétendu que l’abondance pouvait nuire aux iu' 
térêts des cultivateurs, il s’est trouvé des gens pour soutenir que, d’a- 
près la nouvelle doctrine, les bienfaits de la Providence prennent k’ 
caractère de véritables fléaux. C’est là, il faut l’avouer, une manière 
bien étrange d’interpréter et de travestir une opinion. Personne » ** 
dit que de brillantes récoltes étaient fatales à tout un pays, 
bien qu’elles nuisaient souvent aux producteurs de la marcbaiido’*^ 
devenue aliondante. Si ce que les cultivateurs produisent était des 
tiné à alimenter leur consommation personnelle, l’abondance n’aurad 
jamais d’influence fâcheuse sur leur situation : mais ils ont à ac(jdi’' 
rir une foule d’autres marchandises, et si la valeur du blé avec la'
	        
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