Full text : Oeuvres complètes

ŒUVRES  DIVERSES.

GSR
(lance  (les  récoltes  de  181Í)  et  de  18‘i0,  suflisent,  je  pense,  pour  rendre ­
  compte  de  ravilissement  des  prix.
Il  est  d’ailleurs  inutile  de  reelierelier  rigoureusement  les  causes  de
cette  situation.  11  nous  suffît  de  reconnaître  que  la  baisse  des  prix  n’a
pu  provenir  que  d’un  accroissement  de  (quantité  ou  d’une  diminution
de  demande,  pour  être  convaincus  que  la  réduction  du  stock,  ou  la
multiplication  des  besoins,  sont  les  deux  seuls  remèdes  qui  olîrcnt
quelque  effîcacité.
La  mercuriale  de  Mark  Lane  indique  qu’il  a  été  mis  en  vente  de
très-grandes  (quantités  de  blés,  et  l’on  y  voit  aussi  que  les  arrivages
à  Londres,  provenant  de  la  Grande-Bretagne  et  de  l'Irlande,  ont
atteint  un  chiffre  exceptionnel.
11  ne  faut  pas  oublier  que  nous  avons  attribué  la  baisse  des  prix  a
la  surabondance  actuelle  de  nos  marchés.  Nous  avons  tiré  de  cette
doctrine  des  conséquences  qui  ne  seraient  même  pas  détruites  dans  le
cas  où,  avant  la  récolte  prochaine,  les  demandes  reprendraient  de
l’activité  et  détermineraient  un  mouvement  de  hausse  dans  1^®
prix.  Lu  effet,  les  seules  preuves  irrécusables  que  nous  ayons  de
l’abondance  se  manifestent  dans  ses  effets.  J’ai  une  foi  entière  dans
l’existence  d’un  approvisionnement  considérable,  mais  je  ne  croirais
pas  le  moins  du  monde  mon  argument  ébranlé  par  des  circonstaiiees
qui  porteraient  le  prix  du  blé  à  80  sh.  le  quarter,  avant  la  moisson
prochaine.

CONCLUSION.
Après  avoir  traité  la  plupart  des  questions  qui  se  ratlacbcnt  iiitin'^'
ment  au  système  général  qu’il  serait  convenable,  sage  d’établir  rein'
tiveinent  au  commerce  des  blés,  je  crois  devoir  résumer  en  (juclq*“’*'
mots  les  opinions  qui  se  sont  fait  jour  d’une  manière  plus  étciidn^
dans  les  différentes  parties  de  cet  ICssai.
L’avilissement  actuel  de  la  valeur  des  produits  naturels  est  dû  ^n
partie  aux  ffucluations  de  la  monnaie,  et  principalement  à  l’excedn"*
(le  l’offre  sur  la  demande.  La  part  (pi’il  est  raisonnable  d’attribin*^
au  bill  de  M.  Peel  et  à  l’action  de  la  Banque  dans  la  fixation  <1^^
prix,  peut  être  évaluée  arithmétiquement  à  10  p.  O/q.  L’inllueiicc  ff*“"
CCS  deux  causes  ont  eue  sur  l’immense  accroissement  des  charges  p*‘
bliques  peut  aussi  s’évaluer  à  10  p.  O/q.  Mais  l’aggravation  des  ta^r^
n’a  pas  seulement  pesé  sur  les  intérêts  agricoles,  elle  a  frappé  avec  !•''
            
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