(OUVRES RIVERSES.
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lile (los prix a róduil U's l’ormiors aux ahois. Kt pourlaut los fermiers
lio sont jamais plus rócllomout protó^íís que lorsque la voie des ev-
porlalions reste ouverte à tous les spéculateurs.
Pour atténuer autant que possible les iiieoiivéïiieiils d'une telle si
tuation , il faut se déterminer à restreindre graduellement l'in juste
protection dont on couvre l’agriculture. Le système que nous de
vrions adopter en ces temps de calamités, consiste à concéder au cul
tivateur national le monopole de notre marché, jusqu'au moment oU
le blé a atteint 70 sbillings le quarter. A partir de eette limite de
shillings les nouveaux réglements devraient négliger toutes les éva
luations de prix fixes et de moyennes, et frapper d’un droit de 20 sliü'
lings par quarter l’importation du froment : on caleulerait propof'
tionnellement ensuite le tarif des autres grains.
Celte modification de nos lois ne nous protégerait que bie*'
faiblement contre les effets de la surabondance, mais elle serait éiiR'
neinment favorable en préservant nos marchés de reneombrcmcul
qui pourrait suivre l’ouverture de nos ports. Le régime d’un droit fi^®
n'encouragerait que les importations nécessaires, et comme on n’aU'
rait plus à craindre la fermeture de tous les ports, les spéculateur^
consulteraient les besoins du pays avant de faire leurs expéditions
blé ; nous serions donc ainsi largement protégés contre tout ciicoiU'
brement venant du dehors.
Si nous nous arrêtions cependant à ces mesures qui constituent d^J*'*
en elles-mêmes un beau progrès sur notre législation actuelle,
(cuvre serait bien incomplète. J)’un autre cédé, il serait téméraire et
violent dans les circonstances actuelles d’enlever tout à coup à la teire
devastes capitaux. Je proposerai donc de réduire d’un shillingel'^
(pie année et jusqu’à ce (pi’il soit (Uiscendu à la moitié, le droit
tectcur de 20 sb. Lu même temps il nous faudrait accorder un di'^"
back de 7 sb. par quarter à l'exportation et constituer ces iiicsiR’*’*’
à l’état permanent.
Ce droit d’entrée de 10s. par quarter vers lequel je dirigerais
lioration de nos tarifs, dépasserait certainement la somme des ta^
spéciales (¡ui pèsent sur l’agriculteur, indépendamment de toutes ccH*^
que supportent les autres groupes de producteurs ; mais j'aime nii<^^
pécher par libéralité (pie par un excès de rigueur. C’est ce ipd ^
conduit à ne pas proposer un draw-back rigoureusement égal auiR^’’*
tant des taxes. Quant au cultivateur, la réduetion du droit à 10 sb. a*^
rait pour lui tous les avantages de la liberté commerciale, ou du nioi'
il lie s’en faudrait que d’une différence insignifiante de .3 sb. par