Full text : Oeuvres complètes

CHAI'.  I  -  HK  KA  VAKKI  IK  31
produit  d'un  travail  moins  considérable  que  celui  qu’ils  déplacent,
même  (juand  ils  ont  la  même  valeur  vénale.  Ils  ont  ¡mur  elfet  défaire
sentir  à  un  plus  [)elit  nombre  d'individus  raccroissement  de  valeur
que  prennent  les  subsistances  et  qui  se  relíete  dans  les  salaires.  Dans
le  cas  cité  plus  baut  cette  hausse  n’atteint  que  quatre-vin^-cinq  ouvriers,
  et  l’économie  de  main-d’œuvre  qui  en  résulte  se  révèle  par
la  modicité  du  prix  de  la  marchandise  fabriquée.  Mi  les  machines,
ni  les  produits  créés  par  les  machines  ne  prennent  une  valeur  réelle
plus  considérable;  tous  ces  produits,  au  contraire,  baissent  et  baissent ­
  proportionnellement  à  leur  destructibilité.
il  ressort  donc  de  ceci,  qu'aux  premiers  jours  de  toute  société,
avant  qu’on  n’ait  mis  en  œuvre  une  grande  quantité  de  machines  et
de  capital  lixe,  les  marchandises  produites  au  mojen  de  sommes
égales  auront  à  peu  près  la  même  valeur;  mais  ces  faits  disparaissent
aussitôt  a¡)rés  l'introduction  de  ces  coûteux  agents.  Les  marchandises
produites  avec  les  mêmes  capitaux  ¡murront  avoir  une  valeur  bien
dilférente,  et  tout  en  étant  ex|)osées  à  hausser  ou  à  baisser  relativement ­
  les  unes  aux  autres  en  raison  de  la  quantité  de  travail  consacrée ­
  à  les  produire,  elles  restent  soumises  à  une  autre  iniluence,  celle
de  la  hausse  ou  de  la  baisse  des  salaires  et  des  prolits.  Dès  que  des
niarchandises  qui  se  vendent  liv.  st.  pourront  être  le  ¡nxKluit
d’un  capital  équivalent  à  celui  qui  a  servi  à  créer  d’autres  marchandises ­
  se  vendant  1(1,000  liv.  st.,  les  profits  du  manufacturier  seront
‘S  mêmes;  mais  ces  ¡irolits  deviendront  inégaux  toutes  les  fois  que
e  ¡nix  des  produits  ne  variera  pas  avec  la  hausse  ou  la  baisse  des
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Il  parait  encore  (pie  la  valeur  relative  des  marchandises  auxquelles ­
  on  a  consacré  un  capital  durable  varie  proportionnellement  à  la
persistance  de  ce  capital  et  en  raison  inverse  du  im^uvement  des  salaires. ­
  Lette  valeur  s’élèvera  pendant  que  baisseront  les  salaires  -
elle  llechira  au  moment  où  s’accroîtra  le  prix  du  travail  l>our  les
marchandises,  au  contraire,  (¡ni  ont  surtout  été  créées  avec  du
travail  et  peu  de  capital  fixe,  ou  du  moins,  avec  un  capital  fixe
dune  nature  plus  fugitive  que  celle  de  l’étalon  des  valeui-s,  elles
baisseront  et  hausseront  parallèlement  aux  salaires.

SECTION  VI.
D  une  mesure  invariable  des  valeurs.
Ia's  marchandises  variant  dans  leur  valeur  relative,  il  est  à  dé-
            
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