ASSURANCES GOUVERNEMENTALES
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même temps cessent aussi les soins médicaux et les
médicaments. Mais le malade n’est pas abandonné pour
Ce *a, il ne fait que changer de mains. La caisse des
malades n’ayant pas les moyens de le soigner et l’indem-
mser indéfiniment, il passe entre les mains de l’assu
rance contre l'invalidité, dont nous examinerons en son
temps le fonctionnement. Revenons à la caisse des
malades.
Lorsque le cas de maladie l’exige (impossibilité de
donner les soins nécessaires au domicile du malade,
maladie contagieuse, etc.), le Comité de la Caisse, d’ac
cord avec le médecin, peut décider que le malade sera
transporté et traité à l'hospice. Celte décision peut être
prise aussi dans le cas où le malade ne suit pas les or
donnances du médecin et retarde par là sa guérison.
Si le malade traité à l’hospice est célibataire, il reçoit
comme indemnité journalière le 1/4 de l’indemnité qu’il
cot reçue s’il eût été traité à son domicile. Récemment
toutefois les Caisses de malades ont été autorisées à aller
Jusqu’à la moitié de l’indemnité pour ce cas.
Si le malade est marié ou soutien de membres de sa
famille, cette famille, ou sa femme, reçoit normalement
ta moitié de l’indemnité à laquelle le malade aurait eu
droit s’il avait été traité chez lui. Une décision récente
autorise à allouer jusqu’à concurrence de la moitié du
salaire, c’est-à dire la même indemnité que si le malade
ctait traité chez lui ; ceci, dans le but de ne pas entraver
ta laeulté de traitement à l’hospice.
tLuis les deux cas, bien entendu, son traitement à
t hospice est entièrement gratuit et aux frais de la caisse
des malades dont il ressortit. Dans le cas où un malade
l eluse d’entrer à l’hospice malgré la décision du Comité
he la Caisse appuyée sur l’avis du médecin, il a l’obliga-
b°n fie payer lui-même le médecin et les médicaments
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