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l’industrie COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
Tous les moyens sont mis en œuvre pour parfaire la
guérison des blessés, pour tâcher de leur rendre 1 usage
complet de leurs membres, et de leur permettre de gagnci
leur vie comme par le passé. L assurance contre les acci
dents, lorsqu’elle ne possède pas les institutions néces
saires, telles que celles de mécano-thérapeutique, mas
sage, bains, etc., etc., s’adresse ou bien à l’assurance
contre l’invalidité qui en a installé un certain nombie r
ou bien à des entreprises particulières dont beaucoup
sont organisées dans la perfection et ont acquis une pla
tique très sûre.
Il est évident que, dans la quantité énorme de ma
lades et blessés que, tant l’assurance contre l’invadilité,
qu’aussi l’assurance contre les accidents, traitent cons
tamment, il y en a toujours un certain nombre qui
cherchent à exploiter leur situation. L’appât d une pen
sion, si petite soit-elle, ou, bien plus encore, la perspec
tive d’arriver à faire monter plus haut le chiffre de la.
pension qui est due, amène une certaine quantité de ces
gens à exagérer leur infirmité et à simuler des troubles
beaucoup plus profonds, une invalidité beaucoup plus
complète que la réalité.
Les assurances ont donc dû s’armer contre ces tenta
tives d’abus et le plus souvent, leur patience et leur per
sévérance ont raison de la ruse et de la dissimulation la
plus prolongée. Ces simulants sont d’ailleurs consideres
comme des malades. Il est assez généralement admis que
le traumatisme crée un état maladif tout spécial du sys
tème nerveux et que cette situation demande, exige un
traitement particulier. La plupart du temps, jusqu’ici,
les simulants sont placés en observation dans un hospice
ou une clinique, possédant une division spéciale pour les
maladies nerveuses. L’inconvénient de ce système est que
ces malades spéciaux sont placés au milieu d’autres ma-