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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
bre de cinq par jour, les portions étant exactement me
surées. Aucune boisson alcoolique n’y est autorisée et il
est interdit de turner. Un jardin joliment arrangé est cul
tivé et entretenu par les pensionnaires ; divers jeux de
jardin, entre autres un jeu de quilles, de tonneau, etc.,
leur permettent de se distraire. Un atelier pourvu des ou
tils de divers métiers, notamment de menuiserie et serru
rerie, les occupe deux heures au moins par jour. Le ser
vice d’ordre et de propreté des chambres à coucher est
soigné par les pensionnaires. La porte de sortie de l’éta
blissement est toujours fermée et personne ne peut entrer
ou sortir sans autorisation du médecin. A part cela, toute
la maison est organisée pour que les patients s'y trouvent
aussi bien que possible, et on s’efforce de leur en rendre le
séjour agréable. Les alcooliques et les fumeurs passionnés
ne sont pas brusquement, mais peu à peu en 8 ou 10 jours,
mis au régime de la maison.
A son entrée, chaque malade est ausculté et examiné
très à tond, et on tient un registre exact de tout ce qui
le concerne, notant jour par jour toutes les observa
tions faites à son sujet.
Chaque jour, chacun des pensionnaires est appelé chez
le médecin-chef; celui-ci cause quelques instants avec
lui, 1 examine superficiellement. Puis deux fois au moins
par semaine, a lieu une auscultation et un examen
détaillé et qui durent une heure ou une heure et demie.
Au bout de quelques semaines de séjour, de traitement
et d observation, la vérité se montre presque toujours. Il
est évidemment des cas dans lesquels le médecin se bute
dès les piemiers jours à une résistance violente, irréduc
tible, et alors 1 exclusion est souvent la seule chose pos
sible. Dans ce cas, le chiffre de la pension servie s’en
ressent, bien entendu.
Mais ces cas sont rares et, généralement,grâce à beau-