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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
En Prusse rhénane, pendant la même période, un en
semble de huit établissements représentant un total de
295.000 broches, offre le spectacle de 65 % d’inventaires
nuis et la perte de 34 1/2 % du capital actions ; le rende
ment moyen pendant ces huit années de dépasse pas
1"=%.
Ces résultats ont-ils arrêté la marche en avant? En
aucune façon. De 1901 à 1905, nous voyons la West-
phalie et les provinces du Rhin monter 659.000 broches.
Et plus de 250.000 broches étaient en montage ou en
commande, au commencement de 1906.
L’idée d’occuper un excédent de population ouvrière
ou rurale n’est pour rien dans le développement formi
dable de l’industrie cotonnière. Tous les filateurs et tous
les tisseurs se plaignent amèrement du manque inquié
tant d’ouvriers, et nombreux sont les établissements
dont le rapport annuel constate l’arrêt d’une certaine
quantité de machines, faute d’ouvriers pour les con
duire. Nombre d’établissements cotonniers ont 20, 25 et
jusqu’à 40 % d’ouvriers étrangers : Tyroliens, Italiens et
Italiennes, Polonais, Bohémiens, Croates, Galiciens,
Hongrois.
Ce qui le prouve mieux encore peut-être, c’est la
hausse de la main-d’œuvre moyenne de l’industrie
textile pendant les dix-huit années considérées, notam
ment dans les provinces dans lesquelles l’accroissement
a été le plus considérable, c’est-à-dire en Westphalie et.
en Prusse rhénane. La main-d’œuvre moyenne y était
en 1887 de 634 marks par an (792 francs) ; dès 1898 elle
avait monté de 16 % et avait atteint 736 marks (920francs).
En 1904, on constatait une nouvelle hausse de 68 marks
(25 francs), soit 9 1/4 % sui les prix payés en 1898. —
La hausse totale des salaires atteignait donc en 1904,
— 26*% sur les chiffres de 1887 en Westphalie et dans